Ley’s Writings

Histoires yaoi Warning : histoires à “caractère” homosexuel, ne pas lire si vous trouvez ça dérangeant ou si les scènes “explicites” vous gênent !! vous êtes prévenus !!

Chapitre 26 juillet 23, 2009

Classé dans : Androgyne — leyandme @ 22:29

Voilà le dernier chapitre… de ma première histoire.

Et ça fait très bizarre d’écrire le mot fin =S

Mais j’espère que ça vous plaira quand même :D

Rien n’est plus difficile que le choix. Ainsi, quand Joakim ouvrit sa porte à Esteban cet après-midi là, il sut qu’il aurait à faire face à des choses difficiles. L’adolescent était venu chez lui sans le prévenir, découvrant son ancien amant dans un état déplorable. Il ne portait qu’un vague tee-shirt et ce qui avait du être un caleçon. Ses joues étaient mal rasées, des grandes cernes marquaient ses yeux et il n’avait visiblement pas fait le ménage chez lui depuis un certain temps.

L’écrivain laissa entrer le jeune homme sans montrer d’émotion. Il était surpris et désorienté mais il refusait de se laisser atteindre. En l’espace de quelques secondes, Esteban comprit plusieurs choses :

1- tout d’abord que Joakim était replongé dans le même état que celui qu’il décrivait dans son dernier livre

2- mais aussi la façon dont il avait apprit pour lui et le japonais : les photos de leurs ébats n’avaient pas bougées.

Dire qu’il était choqué n’aurait pas été suffisant : il s’était fait avoir comme un débutant par Ryuichi. Et celui-ci ne travaillait certainement pas seul. Il n’avait aucun intérêt personnel à détruire leur couple.

-         Ces photos… Pou… pourquoi tu ne les as pas enlevé ?

La voix du jeune homme était basse et tremblante. Au contraire, celle de l’écrivain était claire et froide.

-         Pour ne pas oublier. Et parce qu’elles m’empêchent de penser, je me sens vide quand je les vois.

-         Je… je suis désolé Joakim. Mais quand je t’ai vu avec ce mec dans ce magazine… Et puis il était aussi chez toi quand je suis venu te voir l’autre soir. Mais tu m’as dit que tu n’étais pas là. Tu m’as menti…

Il n’y avait pas de colère chez lui ; juste de l’amertume et de la tristesse. Face au silence ennuyé du châtain, Esteban s’emporta :

-         Je peux au moins savoir qui c’est ?

-         Keanu… souffla Joakim, comme apeuré par ce nom.

-         Ton ex ? Mais… pourquoi ? Tu m’avais dit que tu ne le voyais plus.

-         C’était le cas. Mais il est venu un jour, il a voulu qu’on se remette ensemble et j’ai dis non. Mais ça ne lui a pas plus alors il a essayé de m’embrasser de force. J’étais tellement choqué, il… il me faisait peur. Alors je n’ai rien fait et il est parti.

-         Pourquoi tu ne me l’as jamais dit ?

-         Keanu est mon problème, pas le tien, trancha l’écrivain. Il est jaloux et tu n’as pas idée de ce qu’il est capable de faire quand on touche à ce qui lui appartiens.

-         Oh si… je pense que j’en ai un aperçu quand je vois ton appartement et ces… photos. Répliqua le lycéen.

-         …

-         C’est lui qui est derrière tout ça, n’est-ce pas ?

-         Oui. Je pense que oui.

-         Et ça ne te dérange pas ? Il te manipule ! Il n’en a rien à faire de toi !

-         Je sais. Mais il m’apporte ce dont j’ai besoin.

-         C’est faux ! Tu as besoin d’amour, et ça je peux te l’apporter. Je… Bordel je t’aime Joakim… je suis fou de toi…, la voix du jeune homme se cassa. Est-ce qu’on ne pourrait pas… tous les deux ? Réessayer…

-         C’est trop tard.

-         Mais tu ne l’aimes pas !

-         Non. C’est toi que j’aime.

L’écrivain avait chuchoté ces derniers mots si bien qu’Esteban n’était pas sûr de les avoir entendu. Mais au vu des rougeurs qui avait envahit ses joues – premier signe d’émotion qu’il laissait transparaître – il sut qu’il avait comprit.

Il s’approcha de Joakim jusqu’à ce que leurs corps se frôlent. Il laissa ses mains effleurer délicatement les hanches de son ancien amant et les remonter le long de ses bras pour prendre son visage en coupe. Là, il souffla sur les lèvres entrouvertes de l’écrivain et murmura :

-         Laisse moi une chance, s’il te plait. Je t’aime. Je ne peux rien te promettre : ni amour éternel, ni bonheur fou. Mais je ferais de mon mieux. Parce que je me sens tellement vide depuis que tu n’es plus là.

En guise de réponse, Joakim, les joues brulantes et le souffle court, embrassa le seul homme qui ne le dégoûtait pas quand il le touchait. Un simple effleurement des lèvres. Un baiser chaste et doux mais infiniment plus précieux que lorsque des langues impudiques souillaient sa bouche. Quand leurs lèvres se détachèrent, il restèrent appuyés front contre front. Puis Joakim parla d’une voix chargée d’émotions :

-         Esteban ?

-         Moui ?

-         J’ai envie de pleurer…

Alors, il se laissa aller contre le corps chaud de l’adolescent qui referma ses bras dans son dos. Il pleura longtemps, ses sanglots résonnant dans la pièce froide.

**********

Ils avaient donc essayé de se ré-apprendre. Il passaient du temps ensemble, comme au début de leur relation, quand ils ne savaient pas encore ce qu’ils étaient l’un pour l’autre. Ils allaient au cinéma, au restaurant, au musée, à la mer. Parfois Erwan se joignait à eux et c’était comme une bouffée d’air frais. Le jeune métis n’avait rien à voir avec leur histoire et avec lui tout était beaucoup plus simple. Comme cet après-midi où ils avaient été à la plage tous les trois. Joakim avait insisté pour mettre de la crème solaire à Esteban, craignant pour « sa petite peau toute palichonne » et ce dernier s’était vengé en lui faisant un massage à la crème solaire très sensuel, à califourchon sur les fesses de l’écrivain. En voyant la scène, Erwan avait boudé :

-         Et moi ? Qui va ma mettre de la crème ?

-         …

-         …

-         Vous battez pas surtout… ronchonna le métis.

-         Erwan, ta peau est déjà plus bronzé que n’importe qui sur cette plage, soupira Esteban.

-         Hummmm… tenta Joakim, enivré par son massage.

-         Ok, ok je vois ! Je vous laisse à vos cochonneries, je vais trouver quelqu’un d’autre !

Il se leva d’un pas faussement rageur et s’éloigna de ses amis. Esteban se releva d’un bond, croyant avoir vexé le brun et lui sauta dessus en hurlant :

-         Erwaaaaaan ! Je vais te la mettre ta crème, et bien profond.

Il se chamaillèrent quelques temps à même le sable sous les yeux rieurs de Joakim qui arbitrait – objectivement bien sûr – la partie.

**********

« Un drogué. Un putain de drogué, voilà ce que je suis » pensa Joakim en sentant les mains froides d’un homme le toucher. Malgré ses sorties avec Esteban, malgré la vie qu’il regoûtait petit à petit, il avait encore besoin d’aller chercher sa dose de dégoût. Mais le pire est qu’il n’avait plus l’anesthésiant du vide. Avant il n’était qu’un zombie en quête de sensations. Désormais il était un drogué conscient de ses problèmes. Et ça faisait encore plus mal ; il se dégoûtait et il aimait ça alors ça le dégoûtait encore plus.

Il ne l’avait pas dit à Esteban. Mais il savait que le jeune homme était au courant et, même si ça le blessait, il ne disait rien.

Pour ce qui était du sexe, l’adolescent et lui n’avait rien fait à part des bisous et des câlins innocents. Ils avaient peur tous les deux. Mais, ce que ne savait pas Esteban, c’était que Keanu se faisait de plus en plus pressant. Ça ne dépassait pas le cadre de la boîte mais c’était déjà assez. Joakim ne pouvait pas le repousser. Il était son meilleur dealer, le plus consciencieux, le plus appliqué.

Pourtant un jour, tout se compliqua. Comme tous les jours, Joakim se leva en début d’après-midi, le cœur au bord des lèvres. Des bribes de la veille lui revenait, lui donnant la nausée. Il avait vu Keanu et ils avaient presque baisé dans les toilettes de la boîte. Bordel, il l’avait même sucé comme une vulgaire pute. À ce souvenir, il sentit un haut-le-cœur lui soulever l’estomac et il rendit son dîner dans la cuvette de ses WC.

Il devait voir Esteban aujourd’hui. Ils avaient rendez-vous dans un petit café près du zoo qu’ils devaient visiter. Il resta longtemps sous la douche, songeant à sa vie, aux bouffées de chaleur et de bonheur qu’il ressentait en pensant à Esteban, à ce besoin maladif de sentir ses limites s’émiéter, à Keanu qui le voulait et qui le dégoûtait pour ça. Il se sentait tellement pathétique. Quand enfin il fut près, il se rendit vers le café, l’esprit apaisé par sa future rencontre avec le beau lycéen.

**********

Tout se passa comme dans un rêve. Ou plutôt comme dans un cauchemar. Il avait l’impression que ce n’était pas lui qui était là, à contempler cette scène.

Ça avait commencé quand Esteban avait voulu prendre un raccourci pour aller au zoo. Ils étaient passé dans un dédale de petite rues vides et sales. Ils étaient presque arrivés – Joakim pouvait voir un bout du panneau indiquant l’entrée du parc – quand le pire arriva. Ils dépassèrent un groupe de clochards quand un homme, qui était de dos, se détacha des autres, un sourire ravi aux lèvres.

-         Joakim. Quelle surprise de te voir ici. Et… en charmant compagnie.

-         … Keanu.

Le châtain était terrorisé. Il avait pâli d’un coup et Esteban s’en aperçut. Il s’approcha et se plaça devant l’écrivain. Sa voix était ferme quand il parla, même s’il n’en menait pas large.

-         Laissez-nous tranquille. Vous lui avez fait assez de mal comme ça.

-         Oh, mais c’est qu’il me menacerait le gamin ! Voyez-vous ça !

Il éclata d’un rire sans joie, suivit des rires gras des hommes derrière lui.

-         Je suis sérieux. Vous vous êtes bien amusé mais c’est finit maintenant.

-         Certainement pas, mon chou. Ça vient juste de commencer. Joakim va bientôt me céder. Bientôt je le posséderai de nouveau.

-         Non… la voix faible du concerné s’éleva.

-         Tu ne disais pas non quand tu me suçais hier soir, chéri.

-         Joakim… c’est vrai ?

Esteban s’était retourné vers son ami, déçu. Celui-ci détourna le regard. Le jeune homme eut un pincement au cœur en pensant que rien n’était gagné.

-         C’est de votre faute s’il est comme ça ! Pourquoi ne le laissez-vous pas ?

-         Ma faute ? Bien sûr que non… c’est lui qui a tué un pauvre innocent.

-         Vous n’êtes qu’une ordure.

-         Un ordure qui est le seul à fournir à ce cher Jo sa meilleure drogue.

-         Je l’aiderai à arrêter.

-         Mais il ne veut pas arrêter. Sinon il ne viendrait pas me réclamer de le baiser comme la sale chienne qu’il est. Tu n’es rien qu’un microbe, va jouer ailleurs. Jo est à moi, tu ne pourras jamais lui apporter ce dont il a besoin. Tu es trop… gentil pour ça.

Ses mots étaient durs et tranchants. Esteban chancela sous le poids de ses paroles. Keanu s’approcha du couple et l’adolescent se dressa en barrière entre lui et Joakim.

-         Bouge toi de là, grogna l’adulte.

-         Non.

-         Dégage, le mioche !

-         Non.

-         Très bien, le brun eut un sourire sadique, tu veux jouer ? Et bien jouons. Je te propose un défi. Celui qui perd laisse Jo au gagnant. Et il disparaît de sa vie, compris ?

-         Très bien. J’accepte.

La détermination luisait dans ses yeux et il se redressa fièrement. Joakim avait reculé en voyant son dealer venir vers eux mais il ne put intervenir. Il avait trop peur. Et en le voyant, il repensait à ce qu’il lui donnait. À ce dégoût, cette souffrance ce désir jamais satisfait qu’il ressentait. Il sut qu’il ne pourrait jamais s’opposer à cet homme.

-         Voilà le défi : je vais te donner un couteau. À mon signal, tu te fait une entaille dans le bras. Le premier qui s’évanouit a perdu.

-         T… très bien.

Il avait peur. Il était même terrifié. Et il ne pensait pas pouvoir gagner, ni même s’en sortir vivant. Mais il devait le faire. De son côté Joakim avait eut un violent sursaut en entendant la nature du défi. Il savait son ancien compagnon très résistant à la douleur physique. De même qu’il ne le pensait pas suffisamment honnête pour ne pas tricher. Alors qu’Esteban était l’innocence même. Il ne pouvait pas laisser faire ça.

-         Arrêtez… cela n’avait été qu’un murmure mais cela avait attiré l’attention des deux combattants. Je ne veux pas qu’on se batte pour moi.

-         Tais-toi, petite pute. Ne te mêle pas de nos affaire, rugit Keanu avec humeur.

-         Joakim… je dois le faire. Pour toi et pour moi. Et pour nous.

-         Non. Je ne veux pas. Si vous faites ça, vous ne gagnerez rien du tout à part mon mépris. Je vous tournerai le dos à tous les deux. Peu importe le « gagnant ».

-         Tu n’as pas ton mot à dire, chéri, dit le brun sur un ton doucereux. Et je n’ai que faire de ton mépris. Ça n’en sera que plus excitant. Tu es tellement bandant quand tu te refuse à moi.

Un frisson parcourut le dos des deux autres hommes. Joakim était fasciné par ces paroles vulgaires et humiliantes et Esteban était horrifié par l’attitude de Keanu. Le jeune lycéen hésita quelques minutes puis se tourna vers l’écrivain :

-         Si c’est ce que tu veux, je ne relèverai pas le défi. Parce que je t’aime et que je veux te faire confiance. Et aussi parce que ton mépris serait pire que de te savoir loin de moi.

Joakim eut un sourire triste. Esteban était vraiment un garçon parfait. Il écoutait ses choix, les respectaient même s’il y était réticent. Et tout ça parce qu’il était amoureux de lui. Il se demanda brièvement si lui aussi serait capable de faire tout ce qu’Esteban lui proposerait. La réponse s’imposa à lui : oui. Il en serait capable mais ce serait dur. Parce qu’il aurait beaucoup de démons à vaincre avant d’y arriver.

Le châtain fit un pas vers l’adolescent et passa une main tendre dans ses cheveux bleus. Il le serra contre lui avec force et déclara en regardant Keanu dans les yeux :

-         Mon choix est fait. Tu n’as pas ta place dans ma vie et tu ne l’auras jamais.

Dire que l’autre homme était choqué serait adoucir la vérité. Il était plus que cela : il était furieux, surpris, frustré… Mais ce qui dominait était la colère.

-         Qu’a donc ce gosse ridicule pour que tu le choisisses ?! Il ne t’apporteras jamais la dose de violence, de dégoût de toi-même que tu affectionnes tant. Tu aimes sentir ta volonté t’échapper, tu aime voir te limites, les toucher, les repousser. Ne dis pas le contraire. Je te connais trop bien Jo. Mieux que quiconque.

Un frisson secoua le concerné face à la véracité de ces paroles mais il répliqua malgré tout :

-         La drogue ça s’arrête Keanu. Esteban peut m’apporter ce dont j’ai besoin pour décrocher. Avec lui je peux vivre. Avec toi ce n’est qu’une mort lente et douloureuse.

-         Mais c’est ce que tu aimes ! Et tu oublies le sexe. On a toujours été en parfaite harmonie toi et moi. Je peux te faire tutoyer les étoiles quand tu veux, chéri, déclara le brun avec un clin d’œil suggestif.

-         C’est mon poing que vous allez tutoyer si vous ne respectez pas d’avantage Joakim. Il n’est pas votre objet. Il n’est pas à vous ! S’énerva le plus jeune.

-         Ne crois pas qu’il est à toi parce qu’il t’a « choisi », moveux. Tu ferais une lourde erreur. Je sais que Jo finira par revenir à ses premiers amours. Il aura besoin de plus que du sexe façon bisounours, dit le brun avec un rictus dédaigneux.

-         Contrairement à ce que tu crois et ce que tu m’as fait croire, il n’y a pas que le sexe dans la vie. Et ça, Esteban l’a compris.

-         Évidemment, railla Keanu, vous ne devez pas baiser souvent. Je comprend mieux pourquoi tu es revenu me voir la queue entre les jambes. Enfin… je devrais plutôt dire ma queue entre tes jambes.

-         Espèce de salaud !

Esteban se détacha des bras de Joakim qui le serrait toujours contre lui et voulut se jeter sur son rival mais l’écrivain le retient à temps en secouant la tête froidement.

-         Viens… souffla-t-il en le tirant en direction du zoo.

Il s’en allèrent sans un regard en arrière, essayant de paraître sûrs d’eux malgré leur peur de la personne qu’ils laissaient derrière eux. Et en effet Keanu se jeta sur le couple, envoyant valser Esteban contre un mur. Il coinça l’écrivain sous lui et sorti un couteau de sa poche d’une main tandis que l’autre essayait de baisser le pantalon de Joakim qui, sonné, ne réagissait pas. Autour d’eux, les clochards faisaient un rond, entourant le bourreau et sa victime, empêchant toute fuite.

Soudain, tout s’enchaîna. Joakim essaya de se débattre et son tortionnaire plaqua le couteau contre son coup en appuyant légèrement, provoquant une estafilade rouge. Il avait presque dénudé sa proie et plaquait sa propre érection contre le bassin de sa victime. C’est alors que deux des clochards se précipitèrent sur Keanu pour le tirer en arrière et le bloquer au sol. L’un deux sortit des menottes de son pantalon sale et immobilisa le brun qui se débattait comme un beau diable. L’autre sortit sa plaque et éloigna le groupe de SDF en beuglant « Police ! Éloignez-vous ». Une voiture de police déboula dans la ruelle, les sirènes en marche et deux autres policiers en sortirent pour prêter main forte à leurs collègues. Un des deux se chargea de Keanu avec le premier flic tandis que l’autre s’agenouillait auprès de Joakim alors que son collègue s’occupait d’Esteban.

**********

Quelques heures plus tard, les deux jeunes gens furent déposés chez Joakim, encore choqués de ce qui s’était passé. Il s’était avéré que des policiers en civils avaient infiltré plusieurs ramifications du réseau de drogue et de prostitution dont Keanu faisait partie. Ils l’avaient donc à l’œil et avaient ainsi put, grâce à eux, l’arrêter en flagrant délit d’agression. Il était suspecté de beaucoup de choses comme viol, proxénétisme, vente de drogue – notamment à des mineurs – et autres joyeusetés.

Pour l’heure, Esteban et son ami étaient installés dans le salon de ce dernier, une tasse de café fumante dans les mains. Un silence pesant régnait sur la pièce, chacun étant plongé dans ses pensées et souvenirs. Au bout d’un certain temps, l’un des deux posa la question qu’ils se demandaient tous :

-         Et maintenant ?

Et maintenant. Que faire ? Continuer comme si de rien n’était ? Passer à autre chose ? Tourner la page ? Ils avaient passé trop de temps à se chercher. Maintenant qu’ils pouvaient enfin être ensemble, ils voulaient être heureux. Mais le bonheur à un prix. Et ils allaient l’apprendre bien vite.

Joakim sourit faiblement et posa sa tasse sur la table basse. Il fit subir le même sort à celle du lycéen et se rapprocha de lui. Sa main s’éleva vers la joue douce d’Esteban et la caressa en un effleurement aérien. Le jeune homme ferma les yeux sous la tendresse de ce geste. Leurs visage se rapprochèrent et ils s’embrassèrent amoureusement. Puis la douceur du moment fit place à la passion. Leur peur de se perdre avait été si intense qu’ils le firent passer dans tous leurs gestes. Quand Estaban s’accrocha au châtain avec désespoir ; quand celui-ci le porta jusqu’à son lit ; quand ils redécouvrirent leurs corps encore une fois ; quand Joakim aima Esteban et quand Esteban aima Joakim. Tout le temps. À chaque seconde. Ils ne se dirent pas « je t’aime » mais leurs yeux le firent. Ils firent l’amour avec passion et tendresse, avec force et désespoir.

Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, Joakim expliqua à Esteban qu’il voulait vraiment leur donner une seconde chance mais qu’il avait besoin de temps pour éradiquer son addiction. Le jeune homme comprit – ou fit semblant de comprendre – et attendit d’être chez lui pour pleurer. De tristesse mais aussi de soulagement. Il alla ensuite chez Erwan et passa le reste de la journée avec lui.

**********

Les deux mois d’été passèrent à une vitesse folle. Esteban était presque tout le temps occupé, entre son boulot de serveur et ses heures passées avec Erwan et d’autres de leurs amis, il n’avait guère le temps de s’ennuyer.

Il avait aussi trouvé un appartement dans la ville de Vendée où il ferait ses études à la rentrée de septembre. Il se lançait dans la préparation d’un DUT en Information et communication dans le but de travailler dans le monde de l’édition. Inconsciemment, tout le ramenait toujours vers Joakim. Il pensait à lui sans arrêt, il était toujours dans un coin de sa tête. Il avait peur que son attente soit vaine mais il voulait avoir conscience. Alors quand chaque jour se terminait sans avoir eu de nouvelles de l’écrivain, il sentait le poids sur son cœur s’alourdir sensiblement. Mais il ne voulait pas perde espoir.

Ainsi, en septembre, quand il s’installa dans son nouveau chez-lui, il n’oublia pas de mettre une photo d’eux d’eux en valeur sur son bureau. Pour la première fois, il était séparé d’Erwan – qui faisait un BTS en alternance à Poitiers – et il était un peu angoissé pour la suite. Mais il avait décidé de se sociabiliser un peu. Ses cheveux avaient retrouvés leur couleur naturelle – bruns – et n’étaient plus parsemés que de quelques mèches bleues mais il avait conservés ses piercings, en espérant qu’ils ne seraient pas un obstacle à ses futures rencontres.

**********

Au cours de sa première semaine, il appris à connaître quelques personnes de sa promo avec lesquels il s’entendait très bien. Les deuxièmes années organisaient des petites soirées tous les soirs pour une meilleure intégration et Esteban se découvrit des points communs avec plusieurs personnes grâce à ces soirées.

C’est en rentrant chez lui, après une de ces petites fêtes, qu’il eut la surprise de voir quelqu’un adossé à sa porte. Il alluma la lumière sur le pallier et découvrit un jeune homme, un sourire timide aux lèvres, le regarder de haut en bas. Il sentit son cœur se gonfler d’espérance et une joie sans nom l’envahit. Il murmura avec délectation ce nom si cher à ses yeux en dévorant l’autre du regard :

-         Joakim…

FIN

Voili Voilou… l’épilogue sera en ligne dans pas longtemps ‘il est en cours d’écriture)

Sinon, j’ai pas l’habitude de réclamer des commentaires parce que je trouve que ça se fait pas et que chacun doit se sentir libre de donner son avis ou pas mais… j’avoue être déçue du nombre de commentaire pour le dernier chapitre posté (1 seul en fait >> merci Missiz :D )

Enfin je comprends, vu ma longue absence tout le monde a du se barrer ^^”

Bisous quand même et si y’a du monde manifestez-vous !

 

16 Responses to “Chapitre 26”

  1. cicipouce Says:

    ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !! c’est fini !! je croyais jusqu’au bout que l’un des deux allait crever .. je suis rassurée .. enfin l’épilogue n’est pas passé donc je suis encore sur mes gardes …
    Merci en tout cas d’être revenu tu nous as drôlement manqués

    Bisou !!

  2. e.m Says:

    J’ai doré l’histoire quoi que des fois je t’ai trouvé horrible. xD

    Pauvre Esteban. Il en a bavé.

    Vivement l’épilogue.

  3. leyandme Says:

    Merci à toi d’être toujours là ^^
    J’avoue j’ai longtemps hésité à en rendre un malade du Sida ou un truc dans ce genre mais… en fait non, j’les aime trop que veux tu :P

  4. leyandme Says:

    Pas faux… Mon Banou a un peu morflé des fois XD
    Mais Joakim aussi remarque… pis les histoire rose bonbons du début à la fin c’est pas intéressant non ?

  5. Missiz Says:

    OOOOOOOOOOOOOOOOHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH =^.^= TROP MEGNOON comme finn, mais oh enfin Keanu salle con de pervers de salopard d’imbécile de mes deux est enfin ARRÊTÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉÉ ouiii quelle délectation. Trop hâte de lire l’épilogue, mais en même temps jme dit que sa sera terminé ensuitee T___T jai un peu de peine quand même, Bref bravo et a dans pas longtemps n.n

  6. e.m Says:

    C’est vrai que quand c’est tout beau, “tout va bien dans le meilleur des mondes”. C’est super chiant. lol

  7. leyandme Says:

    moui c’est vrai que c’est triste… après l’épilogue c’est finito pour cette histoire ><
    mais bon, tu peux toujours lire mes autres fics ! XD
    Mirci beaucoup pour ton commentaire, j'aime ton enthousiasme ^^
    b'sous

  8. leyandme Says:

    j’avoue ^.^

  9. Lydie Says:

    Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu androgyne!! Et je suis contente de la fin, malgré le fait que cela veut dire que c’est la fin de cette histoire!!
    Vivement l’épilogue… un happy End c’est toujours magnifique a lire!^^

  10. leyandme Says:

    voui j’avoue, les happy end c’est quand même fantastique ^^ (en y réfléchissant, c’est la seule de mes fics qui se terminera bien ><)

  11. yurika Says:

    j’avoue que je croyais que tu avais laisser tomber cette histoire comme y en a qui se lasse.je suis heureuse que tu as fini celle là que j’adore.la seul a avoir un happy and?Si tu dis sa cela me donne pas envis de lire les autres,J’aime les bel histoire.

  12. emeline Says:

    C’est vrai que l’attente a été longue mais t’as tes raisons.
    Et pour l’histoire j’ai trop espérer cette fin la, enfin un happy end j’veux dire.
    J’att l’épilogue avec impatiente, a bientot.
    Bsx

  13. leyandme Says:

    disons que y’en a une c’est forcément une fin triste vu que c’est un remake de roméo et juliette (et comme tt le monde sait, ça finit mal ^^). l’autre finit bien et mal en mm tps, ça dépend du point de vue et de ce qu’on appelle une happy end ;) mais lit quand même ça te plaira ptèt (Ley ou comment essayer de garder ses lecteurs…. pitiééééééé ><)
    en tout cas, merci pr ton commentaire quand même !

  14. leyandme Says:

    je vais faire mon possible pour l’écrire vite alors cet épilogue !

  15. emeline Says:

    Okiii ^^
    Snif … j’arrive pas a m’inscrire pour la newletter =(
    J’clique sur accueil et tout et y’a rien qui s’fait … pfff

  16. emeline Says:

    Nan c’est bon j’crois
    scuz j’suis un peu … conne -_-


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