Salut les amis !!
Voici (enfin) l’épilogue d’Androgyne…
Encore désolée du retard mais entre mes vacances en Espagne (je pars mardi prochain =D) et mon anniversaire (il y a deux jours) j’ai été assez occupée mais j’espère que cet épilogue très… lemoné va vous faire plaisir !
Oh… et puis j’espère que vous verrez le lien entre ce début de chapitre et le début du chapitre trois ^^
Bisouxxxxxx
En triant son courrier ce matin là, Joakim avait décidé de lire toutes les lettres de ses fans.
- Enfin, de ses fans à elle, pensa-t-il en souriant.
Non pas que d’habitude il ne les lisait pas, mais aujourd’hui il les lirait vraiment, sans les survoler. Pourquoi cette passion soudaine pour des lettres généralement inintéressantes ? Sûrement parce que Joakim avait du temps devant lui et qu’il voulait repousser à tout prix le moment où il devrait ce remettre au travail alors que l’inspiration lui manquait cruellement.
Deux heures plus tard, il lisait toujours, se maudissant pour ses idées saugrenues. Il avait en effet tout trouvé : de l’adolescente à la limite de l’hystérie qui avait A-DO-RÉ ses livres et attendait d’en lire d’autres avec impatience, à la mamie choquée qui avait trouvé ses livres obscènes, grotesques et irréalistes et le traitai de « mauvais garçon ». Depuis la révélation de son identité, il avait même trouvé des demandes en mariages ainsi que des insultes homophobes.
Alors qu’il allait abandonner il tomba sur la lettre d’un lecteur de toute évidence masculin mais dont l’enveloppe parfumée attira son attention.
- Tiens, un garçon ! Intéressant, je me demande ce que pensent mes lecteurs de mon travail. À part Esteban bien sûr, je n’ai que rarement leur avis.
Plein de curiosité, Joakim entreprit de lire la lettre. Au début il se dit que c’était une lettre comme les autres, mais au fur et à mesure qu’il lisait il commença à sourire.
« Mon cher Anny Rodge, il m’a fallut du temps pour écrire cette lettre. En effet, j’ai à
cœur de vous prouver à quel point je vous admire.
Si vous trouvez ma démarche étrange, sachez que c’est de la faute de mon copain : il m’a dit
« tu dois exorciser cette passion que tu as pour cet auteur ». Je
comprends que vous soyez un peu étonné par cette démarche mais
ceci est le seul moyen que j’ai trouvé pour garder mon mec et vous informer de ma passion. Je
viens de me rendre compte que ce que je dis ne vous avance pas, veuillez m’en excuser. Il
me faut commencer dès le début : quand j’ai commencé à lire vos livres, j’ai dû
faire un immense effort pour ne pas vous écrire tout de suite pour vous déclarer tout
l’amour que vous m’inspiriez. Heureusement, mon copain a été jaloux de vous et a
immédiatement réagi en m’en empêchant de me ridiculiser.
Je reste tout de même votre fan numéro 1 – même si mes « je
t’aime » ne sont destinés qu’à mon amoureux.
Bien à vous,
votre admirateur secret
P.-S. : que pensez-vous de la correspondance de Georges Sand et Alfred de Musset ? Pour ma part, j’ai toujours apprécié les énigmes. Qu’en est-il pour vous ?* »
Le jeune écrivain resta quelques instant pensif devant la lettre puis il eut un sourire amusé et se leva d’un pas déterminé. Il alla dans sa chambre pour chercher de quoi s’habiller puis prit une douche rapide. Il ressortit de chez lui en trombe, attrapant ses clés au vol et s’engouffra dans sa voiture avec la même fougue. Environ une heure plus tard, il était arrivé à destination. Il se gara sur le parking et couru presque jusqu’à l’interphone de la résidence où il se rendait. Une voix jeune et masculine lui répondit et il dit un simple « C’est moi » avant de pouvoir rentrer. Il se rua dans l’ascenseur et monta jusqu’au sixième étage en rongeant son frein d’impatience. Quand les portes s’ouvrirent il se rendit d’un pas précipité devant l’appartement qui l’intéressait et se passa une main dans les cheveux avant de frapper.
Esteban était en train de finir un dossier quand on frappa à sa porte. Il esquissa un sourire et ouvrit la porte dans une attitude nonchalante, loin de l’excitation interne qu’il ressentait. Il eut le souffle coupé en voyant Joakim, adossé contre la chambranle de sa porte, sexy au possible dans son jean foncé moulant, son tee-shirt noir très près du corps et sa veste en cuir. Ses lèvres s’étirèrent en une moue lubrique quand l’écrivain souffla d’une voix rauque :
- J’ai reçu ta lettre…
L’étudiant n’attendit pas plus et empoigna le col de son amant pour l’attirer à lui et plaquer ses lèvres contre les siennes. Il entama un baiser brûlant et passionné tandis qu’il fermait la porte à taton.
Les deux hommes s’embrassaient toujours en avançant dans l’appartement. Leurs mains chaudes se baladaient sur le corps de l’autre avec langueur, allumant en eux le brasier du désir. La température monta rapidement alors qu’il se retrouvaient déjà torses nus, haletants et leurs lèvres toujours scellées. Esteban se détacha soudain et poussa Joakim contre le lit pour qu’il s’y asseye. Il se lécha la lèvre avec sensualité, suivit par le regard brillant de son amant. Il passa ensuite ses mains sur son torse, effleurant ses tétons dressés et descendant de plus en plus bas, de plus en plus lentement. Il se débarrassa de son pantalon sous l’œil gourmand du châtain. Son boxer n’avait jamais été aussi tendu et il passa une main dedans pour se caresser légèrement. Voyant cela, Joakim voulut se lever mais le plus jeune l’en empêcha en secouant sa tête de gauche à droite. Il n’échangeaient aucune parole, laissant ainsi la tension monter entre eux pour s’accumuler en un désir de l’autre impétueux. Le brun finit par faire glisser son dernier vêtement au sol, laissant son sexe dressé fièrement à la vue de son amant dont la respiration se faisait erratique. Il s’approcha d’un pas félin de l’autre homme et se mit à califourchon sur ses genoux, son bassin nu collé à celui de l’écrivain. Les deux amant gémirent de concert à ce contact et, n’y tenant plus, Joakim renversa Esteban sous lui et entreprit de l’embrasser partout. Sa langue traça des sillons humides le long de son coup, sa bouche laissant au passage un suçon de belle taille sur sa clavicule. Il s’attaqua ensuite aux tétons et au ventre de l’étudiant, insistant sur son nombril, arrachant un frisson prononcé à son amant. Il sourit sadiquement et s’approcha de la virilité du garçon. Il sentait que ses caresses lui faisaient perdre la tête et lui-même se sentait partir tellement être contre son amant l’enivrait.
Esteban gémit quand la langue du châtain s’enroula autour de son sexe. Il était au paradis. C’était tellement bon de sentir ces mains caresser sa peau, cette langue le lécher partout, et surtout ces yeux qui le regardaient avec amour et désir. Il se sentit durcir encore plus quand son regard enfiévré croisa celui, non moins excité, de son amour. Il passa une main légère dans les cheveux de l’écrivain, main qui se crispa quand il sentit la jouissance arriver. Un orgasme dévastateur le submergea et il cria en se répandant dans la bouche tentatrice.
Joakim se releva avec une mimique satisfaite. Esteban gisait sur son lit, encore pantelant du plaisir qu’il avait ressenti. Mais l’adulte en voulait plus. Beaucoup plus. Il colla son corps encore habillé contre son amant et planta ses yeux dans les siens. Il prit ses mains et les colla sur ses propres fesses en léchant les lèvres entrouvertes du jeune homme. Celui-ci comprit et esquissa un sourire narquois en mesurant l’ampleur de l’excitation du châtain. Il le fit basculer sous lui pour lui retirer son pantalon et son boxer. Quand il fut nu, il remonta lentement, effleurant de ses mains et de ses lèvres le corps tentateur du bel écrivain qui gémit sous la caresse furtive.
Voir son amant se tordre de plaisir sous ses baisers était le plus puissant des aphrodisiaques pour l’étudiant qui sentit son excitation revenir. Après de longs et exquis préliminaires, Joakim finit par émerger doucement de son cocon de plaisir. Tous ses sens étaient exacerbés par les attentions que lui procuraient le brun et il se sentait tellement bien qu’il aurait voulu enfermer son amant pour pouvoir profiter de lui autant qu’il le souhaitait. Quand Esteban le fit jouir de ses mains expertes, l’adulte se redressa difficilement, le souffle court et l’esprit embrumé.
- Je… Tu ne t’en tireras pas comme ça. Je vais te faire l’amour, Esteban. Comme tu le demandes dans ta lettre.
L’adolescent eut un sourire coquin et s’allongea de tout son long sur le corps nu de l’écrivain.
- J’attends ça depuis que tu es entré dans cette chambre, mon chéri. Qu’est-ce que tu attends ? Susurra-t-il en ondulant tout contre lui, réveillant leur libido.
- Mon Dieu, Esteban… Je te veux tellement !
Joakim commençait déjà à perdre la tête sous les regards fiévreux du plus petit et du contact de son corps brûlant. Il n’attendit pas plus et renversa la situation d’un coup de hanche. Il savoura un instant l’expression d’attente et de soumission du brun avant de se saisir du lubrifiant dans la table de chevet. Il se redressa sur ses genoux et regarda Esteban qui ouvrait les jambes avec insolence, le provoquant du regard. Tandis qu’il s’enduisait les doigts et le sexe, l’étudiant jouait avec ses propres doigts autour de son entrée. Il avait surélevé son bassin et défiait son amant de le toucher alors que ses doigts s’enfonçaient de quelques millimètres dans son anus.
La vision de l’homme qu’il aimait en train de se toucher avec application, les joues rouges et les lèvres humides et entrouvertes eut raison de Joakim qui fondit sur lui. Il l’embrassa avec toute la passion et tout l’amour qu’il avait pendant que ses mains rejoignaient celles d’Esteban. Sa main droite entama une douce caresse sur le membre érigé et l’autre se mêla aux doigts du plus jeune. Ce dernier était déjà parti très loin quand il sentit les doigts lubrifiés se joindre aux siens. Il n’était plus que sensations et gémissements et un râle lui échappa quand Joakim entra son index en lui. Après quelques mouvements, il ressorti et entra à nouveau accompagné d’un des doigts du jeune homme.
Les deux hommes étaient plus excités que jamais et Joakim avait du mal à masturber Esteban tellement il trouvait cela bon de sentir ses doigts et ceux de son amant entremêlés à l’intérieur de celui-ci.
Ils auraient pu jouir rien qu’en se regardant dans les yeux mais ils en voulaient encore plus. Ils voulaient se sentir complets, se sentir unis. Esteban n’en pouvait plus. Aux confins du plaisir, il réussit à articuler une phrase :
- Viens… Mon… amour…. je… je t’aime. Viens… fais-moi…. l’-l’amour… Aaah…
Joakim fondit en voyant les yeux embués de son petit ami. À ce moment, la terre aurait pu exploser qu’il n’aurait pas réagit. Les deux regards soudés, l’écrivain emprisonna les lèvres de son amant dans un baiser tendre tandis qu’il entrait en lui avec douceur.
Esteban haleta de plaisir et il se cambra pour l’accueillir plus profondément. Il eut un sanglot quand il sentit la totalité de ce sexe dur en lui et ondula ses hanches avec frénésie pour qu’il bouge. Des mots sans suite s’échappaient de sa bouche entre deux baisers.
Amusé par son empressement, le châtain consentit à bouger quand il sentit qu’il pourrait venir comme ça. Il se retint pour offrir toute sa passion à son amant. Il entama d’amples mouvements qui se transformèrent rapidement en rapides et puissants va-et-viens. Les deux corps déjà couverts de sueur s’emboitaient à la perfection, et leurs gémissements se perdaient dans l’oreille de l’autre. Parfois leurs lèvres se trouvaient et s’enlaçaient de même que leurs mains caressaient l’autre avec ferveur.
Perdu dans un monde de plaisir, Esteban sentit tout son corps se contracter et un orgasme dévastateur le submergea alors qu’il se laissait aller contre Joakim en lui gémissant son amour. Sentir les chairs de son amant se serrer autour lui fut de trop pour le châtain qui jouit en s’accrochant désespérément au plus jeune.
Ils restèrent un moment étroitement enlacés sur le lit. Personne n’aurait pu dire où commençait le corps de l’un et où finissait l’autre tellement ils étaient soudés. Leurs bouches finirent par se trouver et s’unirent longuement. Leurs yeux éclataient de la même lueur. Nul besoin de mots. Ils se comprenaient. Ils s’aimaient.
**********
Le lendemain, ils se lèveraient ensemble, dans les bras l’un de l’autre. Ils allumeraient la radio et tomberaient sur le flash info. Il l’écouteraient d’une oreille discrète, plus préoccupés par leur petit déjeuner et par les lèvres de l’autre. Pourtant, ils finiraient par y prêter attention en entendant la phrase qu’ils attendaient depuis longtemps :
« Keanu Nichols, accusé, entre autres, de proxénétisme, agressions et trafic de drogue a été retrouvé mort dans sa cellule ce matin. Rappelons qu’il avait été condamné il y a trois mois à une peine de prison de trente ans. L’homme se serait suicidé mais la police n’écarte pour l’instant aucune autre possibilité. »
Leurs yeux se chercheraient, anxieux et soulagés à la fois. Ils se souriraient doucement et s’embrasseraient tendrement avant de continuer leur petit déjeuner, l’esprit enfin tranquille.
Peut-être même que, pour fêter cela, Joakim entraînerait son amant vers le lit. Et peut-être qu’Esteban lui ferait la meilleure fellation de sa vie. Qui sait, ils feraient peut-être l’amour toute la matinée, emplissant le studio d’étudiant de gémissements, de promesses d’avenir et de cris d’amour. Mais cette partie de l’histoire n’est pas encore écrite. Et elle n’appartient qu’à eux.
THE END
* Pour comprendre, lire que les premiers mots des phrases (alignées à gauche)
Si vous ne connaissez pasla correspondance de Sand et Musset, filez sur ce site !!
Bisous à tous et merci d’avoir lu cette fic jusqu’au bout… c’est vraiment étrange de l’avoir fini pour de bon ><
OOOOOOOOOOOOHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH JAIME LES HISTOIRE QUI TERMINE BIEN ET CELLE TERMINE PLUS QUE BIEN XD je suis très heureuse de cette fin et de cette histoire en elle même. Bref Que trop hâte de lire un nouveau chapitre de…….. peu importe…en autant qu’on puisse lire XD un peu triste de quitter ces deux là mais bon sa doit arriver ^^
Bravo pour cette histoire qui nous a tenu en haleine du début à la fin ^^ bonne continuité
J’ai adoré !!! Je l’attendais cet épilogue et il est super.
Bon anniversaire même si c’est en retard.
Ah il est mort =DD
Au moins ils sont sûr d’être tranquils maintenant !
Ils sont trop mimi ^^
Super épilogue, j’ai trop aimé la lettre, j’ai pas compris sur le coup, mais après ça m’a fait trop marrer!!^^
Merci pour cette belle fin!^^
bonjour!
haaaaaaaaaaaaaaaa c’est la fin!! *pleure* , que c’est beau l’amour…. enfin quand on oubli les déchirures, les pleures et autre.
cette fic est magnifique merci pour cette histoire.
bisous
kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !! the fin !!! happy end oblige .. t’as même buté l’autre connard .. que demande le peuple =D !!
Merci beaucoup pour cette histoire
chu~~~~
Vraimant superbe!
J’ai lu cette fic d’un trait (si si je t’assure) et je ne peux qu’applaudir….
Chapeau bas!! =D
…..c’est vrai que cela fait bizarre que c’est la fin, mais c’est une belle fin
!!
contente que ça t’ai plut ^^
de nada chica ^^ (désolée je reviens d’españa :p)
obligée le happy end, j’l'ai aimais trop pour ça !!
d erien, c’était un plaisir de l’écrire et surtout de voir que des gens l’ont suivie !
hihi j’avoue le truc de la lettre ça me trottait dans la tête depuis un moment et j’aime bien aussi !
moui c’est vrai ils sont chou ^^ merci pour ton commentaire !
muchas gracias pour tout !
^^ trop mignon ton commentaire, merci beaucoup ! pour les autres fics je vais essayer de m’y mettre, promis !!! parce que les histoires pas finies j’aime pas donc je les continuerai forcément !
zoubix !
hihi ! merci beaucoup, j’suis super contente que ça te plaise autant !
Ça fait un bail kon ta pas vu, est-ce que tu avais l’intention de continuer tes fic?
Oulalalala… oui j’ai l’intention de continuer et de finir chacune de mes fics mais je dois avouer qu’en ce moment je n’ai ni l’inspiration ni le temps ni même l’envie de m’y mettre O_o
mais je compte bien les finir le plus vite possible en tout cas !
désolée pour l’attente je sais combien ça peut être soulant d’attendre une suite qui ne vient jamais…
Pas grave, ça fait longtemps, mais juste de savoir que tu vas les continuer, ça nous donne du remontant ^^
Aller prend ton temps