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Chapitre 7

4 fév

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Le chapitre 7 (mon chiffre porte bonheur ^^), ou le chapitre où quelque chose se passe (ENFIN !)

Mais je dis pas quoi ! mouahahahahah

Normalement ça devrait vous plaire =D

Journal de Natanael

Mercredi 25 décembre, 17 h 56

« Noël. Quelle blague. Tout n’est que mensonge dans cette fête. La « magie de Noël » n’est qu’une invention pour faire rêver. Mais ça ne prend pas avec moi. Noël, c’est juste des souvenirs, des images : la neige, la famille, les cadeaux, le repas, la messe… Mais je ne suis plus un enfant depuis bien longtemps. Je sais que ce ne sont que des conneries. Je sais que rien de ce que je pourrais demander à ce putain de Père Noël ne s’exaucera. Je sais que peu importe le temps que je passerai à prier, cela ne servira à rien. Je le sais. Parce que j’ai déjà essayé. À 8 ans, j’ai demandé un petit frère au Père Noël ; mais au pied du sapin, il n’y avait qu’une télévision. À 11 ans, j’ai demandé au petit Jésus une famille aimante ; j’ai passé Noël seul avec la jeune fille au pair. À 15 ans, j’ai prié tous les saints, Marie, Jésus et toute leur clique pour que mon père soit enfin fier de moi ; il m’a humilié devant tous les invités du réveillon en se moquant car j’étais toujours puceau.

C’est à partir de ce moment que tout a changé. J’ai cessé de croire à la magie de Noël, en Dieu et au Père Noël. J’avais décidé de devenir quelqu’un d’autre. J’avais décidé de devenir celui que mon père voulait. Je serai tellement conforme à ses espérances qu’il ne pourrait plus jamais rien dire. Je serai un toutou indépendant mais pas trop, doué à l’école et en affaires, séducteur au charme infaillible. Bref, le digne héritier de mon père.

Pour la première fois de ma vie, j’étais enfin quelqu’un. J’étais celui qui brisait le cœur des filles. Celui qui était tellement beau et intelligent que ces idiotes se bousculaient quand même au portillon. J’étais celui dont les professeurs faisaient les éloges à qui voulaient les entendre. Celui qui ravissait tellement les « amis » et clients de mon père que ses affaires n’avaient jamais aussi bien fonctionné. Pourtant il n’était toujours pas fier de moi.

Il n’a jamais été fier de moi. Et il n’aura plus vraiment d’occasion de l’être. Parce que je suis un pédé. Je n’ai pas revu Mc Honey depuis la dernière fois. Le lendemain de notre dernière rencontre, il est parti en voyage d’affaire en laissant un message pour moi : il ne reviendrait que pour Noël car il devait se rendre à une soirée organisée pour les fêtes chez ses parents. Et je devais venir avec lui.

J’avais passé une semaine à réfléchir. Essayer d’oublier n’avait plus de sens. Mais cacher mon unique défaut était devenu une priorité. Finalement, ce n’était pas si difficile. J’avais contacté Kalyn (ma camarade de classe et de sexe) et lui avais proposé une offre : on sortait ensemble officiellement, sans contraintes si ce n’est la discrétion en cas d’aventures « extra-conjugales ». À ma grande surprise, elle avait accepté sans protester. Pour ne pas trop attirer l’attention sur mon attitude surprenante (avoir une copine « officielle » n’est pas dans mes habitudes), je continuais à lancer des œillades brûlantes à d’autres femmes. Pour ce qui est du sexe, j’ai aussi trouvé un arrangement. Je couche avec Kalyn, évidemment, mais pour ce qui est de mon autre besoin, je vais voir des femmes qui acceptent de se faire enculer. Pour l’instant, ça me suffit. Je ne vois pas leur visage et, malgré moi, j’imagine un autre corps sous le mien. Un corps plus viril. Je sens bien que ce n’est pas pareil et que ça ne fera pas illusion longtemps. Mais je ne veux pas penser à ça pour le moment. Hors de question que j’accepte cette tare et que je devienne vraiment une tapette.

Mon père a appelé dans l’après-midi. Je n’avais jamais été aussi stressé de lui parler. J’avais peur qu’il devine quelque chose. Il a toujours été doué pour deviner ce que je voulais lui cacher. Mais il était pressé et m’a juste dit quelques banalités avant de raccrocher.

Mc Honey rentre dans une demie heure. Il va falloir que je me prépare. Physiquement et mentalement. Je sens qu’il ne va pas s’arrêter là. J’ai peur de succomber, ce serait la pire chose au monde. En même temps, j’ai tellement envie d’abandonner sans lutter, de le laisser jouer avec moi, de le laisser m’approcher et faire ce qu’il veut de moi, de mon corps. Je me dégoûte de penser ça. Je me dégoûte d’avoir envie de faire ce genre de chose. Mais mon corps le réclame. J’en rêve la nuit. Cela me stresse à un point que j’en suis venue à sauter la femme de chambre, Aby. Elle m’a surpris entrain de me branler dans ma chambre, un matin où j’étais en retard. Elle était venue me chercher et étais resté plantée là, sur le seuil de ma chambre. Elle était tellement bandante, la bouche entrouverte et les joues rouges qu’elle m’avais immédiatement fait oublier pourquoi – pour qui – je me branlais. Des fois, quand la pression est trop forte et que mes pensées dérivent un peu trop vers mon hôte et ce qu’il risque d’entreprendre pour me séduire, je vais la chercher et la baise. Elle doit être amoureuse de moi car il suffit que je la touche pour qu’elle rende les armes. Elle a toujours l’air triste quand je la prend par derrière, comme si elle était jalouse, comme si elle se doutait de quelque chose. Mais c’est sûrement moi qui devient paranoïaque.

Putain… ça y’est, il est là. Qu’est ce que je vais faire ?! »

Jeudi 26 décembre, 3 h 49

« Il m’a fait du pied sous la table. Sous le nez de sa famille au grand complet.

Il a commencé par m’ignorer, comme au début de mon séjour chez lui. Pendant un moment, j’ai crut que le baiser de l’autre fois lui avait suffit. Qu’il ne voulait pas plus. Que je m’étais fait des films et qu’il n’allait pas insister. J’étais soulagé et déçu. Et je me dégoûtais d’être déçu. J’aurais dû me sentir rasséréné : ma folie me passerait et je redeviendrais celui que j’étais.

Mais cela ne dura pas. Dès que le repas commença, j’eus un soupçon sur ce qui allait se passer. Le parents de mon hôte présidaient l’assemblée et étaient assis à l’extrémité d’une longue table. Mc Honey était assit à droite de son père et j’étais en face de lui, à gauche de sa mère.

J’étais tellement choqué en sentant son pied remonter le long de ma cuisse que j’en perdit le fil de ma conversation. Heureusement que mon père m’a éduqué pour que je sois capable de garder mon calme en toute situation. J’ai donc continué à tenir mon rôle de charmant petit français en parlant à mes voisins avec un naturel qui m’étonnait moi-même. Cependant, je n’ai pas été capable de repousser le pied bienfaiteur. Et ma faiblesse me faisait honte. Mc Honey était doué. Il appuyait là où il fallait pour me faire du bien, jouait avec mes nerfs en m’emmenant au bord de mes limites puis s’amusait à faire machine arrière. Il avait réussi à attiser mon désir tout en m’empêchant de jouir (ce qui aurait été plus que gênant au moment de sortir de table). Au moment du dessert, il ôta son pied de mon entrejambe, m’arrachant un soupir imperceptible. De soulagement, me convainquais-je. Mais si j’étais honnête avec moi-même, je saurais que c’était de déception.

Avec toute la maîtrise de soi dont j’étais capable, je réussi à me calmer avant qu’on sorte de table. Tout le reste de la soirée, Mc Honey me laissa tranquille, bien que je sente régulièrement son regard brûlant dans mon dos et sur mes fesses.

Vendredi 27 décembre, 22 h 13

« Je me demande si je dois avoir peur de Sinaï Mc Honey. Je crois que oui. Cet enculé essaie de me faire tourner en rond. Et il y arrive. À chaque fois que nous nous sommes croisés, il a fallut qu’il me frôle les fesses, me caresse subtilement le bras, glisse une allusion masquée par un visage froid et désintéressé. Il essaie de me séduire. Je le sens. Je le sais. J’ai vu que son attitude avait changé. Il s’est mit en mode « prédateur », comme je l’ai vu faire à une de ses soirées. Sauf que cette fois-ci, la proie n’est pas une bimbo plantureuse à la chatte humide et aux cuisses ouvertes au premier venu. Cette fois, la proie c’est moi. »

Samedi 28 décembre, 21 h 45

« Il m’a pincé les fesses devant Aby. Elle n’a rien vu, heureusement. Mais j’ai senti la satisfaction de Mc Honey. De faire ça devant elle. Je n’ai pas pu me débattre ni m’échapper. Elle l’aurait remarqué. Je suis maudit. »

Dimanche 29 décembre, 22 h 56

« Aujourd’hui j’ai bandé pour lui. Je l’ai croisé alors qu’il descendait du troisième étage. Il m’a parut étrange. Comme s’il était repu, qu’il avait juste fait quelque chose d’extrêmement satisfaisant. Et il avait un sourire un peu inquiétant. Au début, j’ai voulu me défiler pour ne pas subir un autre assaut. Mais il s’est approché de moi avec une démarche si féline et si sensuelle que j’en suis resté scotché. Il m’a embrassé comme ça. Brutalement. Avec la langue. Sans prévenir. Et ça m’avait tellement manqué depuis la dernière fois que j’en ai gémit de contentement. Et j’ai bandé. Je n’ai réagit que quand il a voulu toucher mon érection.

Je crois que je vais finir par lui céder. Je n’arriverai pas à lui résister encore longtemps. »

Lundi 30 décembre, 9 h 02

« Mon corps en ébullition. Son sexe dur contre le mien. Il mélange nos langues dans un baiser impétueux, sa main appuyant possessivement contre ma nuque, mes mains jouant sur son torse et son dos. Il me retourne et me pénètre langoureusement, son souffle sur ma joue et ses doigts sur mon érection. J’en gémit de plaisir et un râle puissant sort de sa gorge. En quelques coups de reins experts, il m’emmène jusqu’à un orgasme fulgurant.

J’en ai souillé mes draps. Il me poursuit jusque dans mes rêves. »

Mardi 31 décembre, 21 h 36

« On a faillit le faire. Si les invités de ce putain de réveillon de merde n’étaient pas arrivés à ce moment, on aurait… Enfin on l‘aurait fait. Ça.

Je n’avais qu’un peignoir lâchement noué quand il est entré dans ma chambre me donner un costume qu’il souhaitait que je porte (ou plutôt qu’il m’obligeait à porter). En le voyant, si beau et désirable dans ses habits de soirée, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir la trique. Évidemment, vu ma tenue, il l’a remarqué tout de suite. Je n’avais jamais vu une telle lueur dans ses yeux métalliques. On aurait dit qu’il allait se jeter sur moi, me dévorer, me violer. Et c’est presque ce qu’il a fait. Il s’est posté devant moi et m’a fixé. Je n’ai pas résisté : je l’ai embrassé. Et là les choses se sont enchaînées si vite que je ne me suis rendu compte de rien. On s’embrassait comme d’habitude, sauvagement, quand soudain nous nous sommes retrouvés sur mon lit, mon peignoir largement ouvert sur mon corps nu. Il m’a regardé avec désir et chauffé comme jamais on ne m’avait chauffé. Il a utilisé tout ce qu’il avait : sa langue, ses dents, sa bouche, ses mains, son sexe. J’étais complètement ailleurs, perdu dans les limbes du plaisir. Mais il a fallut que cette pute d’Aby frappe à la porte pour annoncer que les invités arrivaient. Mc Honey m’a laissé là, sans un regard en arrière, sans une parole. Quand j’y pense, ça fait une éternité qu’on n’a pas parlé.

Bordel, si on n’avait pas été interrompus, je l’aurais supplié de me prendre. Inutile de le nier désormais : je suis pédé et je veux me faire enfiler par mon hôte. »

Mercredi 1er janvier, 7 h 21

« On l’a fait.

Il est venu me voir dans la soirée, tandis que j’usais de mon charme naturel sur deux petites pouffiasses de bas étage. Il les a salué, les a mis à ses pieds en un sourire et m’a soufflé en partant : « Ne crois pas que tu vas t’en sortir comme ça, Nate ».

Sa voix chargée de promesse et de désir ainsi que le surnom « made in England » qu’il m’a donné ont suffit à me faire perdre la tête.

Pour passer le temps, j’ai emmener mes deux admiratrices dans ma chambre et nous avons « joué » ensemble.

À minuit, nous étions en bas pour le décompte traditionnel. La fête a continué encore quelques heures. Les verres de champagne se vidaient devant moi à une vitesse folle. Je commenais à m’impatienter.

Quand, enfin, tous les invités furent parti, je na savais pas quoi faire. L’attendre, aller le chercher, faire le désintéressé ? Je n’eut pas à attendre longtemps. J’allais remonter dans mes appartements prendre une douche (en attendant) quand une poigne dure m’attrapa le poignet pour me guider vers le premier étage. Son étage.

Son corps était pressé contre le mien tandis qu’il me poussait dans ce que je devinais être sa chambre. Son sexe était déjà dur contre mes fesses. Il n’en fallait pas plus pour m’exciter. Dès que nous fûmes seuls dans le chambre, je me retournai et me jetai sur lui. Au diable les convenances, au diable ma fierté. J’avais envie de lui. Immédiatement.

Le lit devint vite particulièrement attirant et nos corps déjà presque nus tombèrent dessus avec lourdeur. Il était au dessus de moi, ses lèvres courraient le long de mon torse et ses mains me caressaient avec fougue. Mais j’en voulais plus. Je le renversai et me mit à califourchon sur lui. Je le déshabillai et commençai mon inspection. Son corps d’homme me fascinait et me révulsait en même temps. Mes souvenirs de ce moment son confus mais je me souviens l’avoir sucé. Je ne devais pas être si mauvais car il poussait des râles de plaisir très convainquant et sa main sur ma nuque m’encourageait à faire mon mieux.

Il a finit par me prendre. C’était un peu comme dans mon rêve. Peu de préliminaires, peu de paroles, peu de douceur. Mais de la passion, des corps en sueur, des regards lourds de désir et de plaisir. Mon dos se cambraient pour le sentir au plus profond de moi. Une de mes mains faisait des va-et-viens à son rythme sur mon propre sexe tandis que l’autre étaient accrochés à sa nuque pour quémander un baiser. Baiser qui fut ma perte. En sentant son souffle sur mes lèvres et sa langue dans ma bouche, je laissai mon plaisir exploser.

C’était un orgasme comme je n’en avait jamais eut. À me demander si j’avais déjà eut un orgasme un jour.

Je ne sais pas comment j’ai finalement réussi à rejoindre ma chambre et à me coucher. Toujours est-il que je ne dors toujours pas. J’y repense encore. Et quand je me relis j’ai honte. Je ne suis qu’un vulgaire pédé qui aime se faire défoncer le cul. Tant que je n’étais pas passé à l’acte j’avais encore l’espoir que cela ne me plaise pas. Mais ce n’est pas le cas.

Toute cette histoire m’horrifie. Est-ce que je serais pédé à vie ? Est-ce que c’est juste une passade ? Est-ce que je vais réussir à le cacher à mon père ? Comment toute cette histoire va-t-elle se terminer ?

Autant de questions qui restent sans réponses.

Ça m’effraie. »

Chapitre 6

11 déc

Journal de Natanaël

Mercredi 27 novembre 2008, 13h10

« La décadence a un arrière-goût de sucré-salé. Je n’est jamais autant baisé que ces derniers temps. Pour être franc, je crois que je me noie dans le sexe. Mais plutôt mourir que de chercher le fond du problème. Ou plutôt non. Je vais l’écrire et après, je pourrais oublier. Une sorte de catharsis. Je saute toute ces filles pour oublier. Oublier que j’ai couché avec un mec. Oublier qu’il m’a sucé. Oublier que j’ai jouit. Oublier que j’ai aimé. Oublier cette soirée. Jamais les filles ne m’ont regardé de cette façon : certaines me jugent, d’autres en profitent, toutes savent que je n’ai qu’une bite à la place des yeux et du cerveaux. Tout ce que je vois, je l’analyse avec ma queue : bonne, baisable, bof, immonde… Je suis devenue un obsédé sexuel. Pas que je ne l’étais pas avant, mais j’avais quelque chose qui masquait l’évidence. »

Dimanche 1er décembre 2008, 17h24

« Il s’est passé quelque chose d’étrange hier soir. Comme d’habitude, j’avais commencé ma soirée en me rendant à une fête chez un des fils à papa qui me vénèrent. Là-bas, j’avais bu et fumé. Mais pas trop. Je suis prudent désormais. Je sais ce que je risque de faire si je suis trop défoncé. Mais passons. Il y avait une fille là-bas. Je ne l’avait jamais vue. On me l’a présenté comme une cousine française d’un des invités. Une français. Ça m’a excité. Je n’avais pas baisé avec une compatriote depuis trois mois. L’adrénaline était monté en moi en même temps que l’excitation. Mon pouls battait et ma poitrine se serrait délicieusement : la chasse allait être excellente.

La fille était splendide. Une longue crinière brune relâchée dans le dos. Un corps svelte et élancé à la peau mate. Une robe fine et noire qui semblait dévoiler plus que couvrir les membres longilignes de la merveilleuse créature. Ses seins étaient à peine couverts par un décolté plongeant jusqu’au milieu du ventre. Elle avait maquillé ses yeux bleus avec un trait de crayon noir et une ombre à paupière foncée, ce qui lui conférait un regard profond.

Je crois que mon regard finit par la déranger car elle leva les yeux vers moi. Une moue charmante s’installa sur son visage et elle se passa la langue sur les lèvres en me regardant de haut en bas. Une fois son inspection terminée, elle me fit un clin d’œil et je m’approchai d’elle. Je me souviens l’avoir invité à danser puis l’avoir collé contre moi et avoir susurré des mots doux en français à son oreille. Son regard surpris et charmé me confirma que j’avais gagné. Après une peu de baratin, mes mains glissèrent d’elles-même sous sa robe et constatèrent que j’avais fait mon effet.

Je ne voulais pas baiser dans cette maison. Ma conquête approuva et un taxi nous emmena jusqu’au manoir de Mc Honey. Dans la voiture, nos langues et nos bouches ne purent s’empêcher de jouer ensemble et arriver à l’intérieur de la maison sans s’arrêter pour conclure à même le sol fut presque impossible. Une fois dans le couloir qui menait à mes appartements, la fille me sauta dessus et m’embrassa avec tant de dextérité que j’en oubliai où nous nous trouvions. Elle finit par défaire mon pantalon et s’attaqua à honorer mon érection.

J’étais en extase. Une de mes mains appuyait sur sa tête tandis que ma bouche murmurait des propos incohérents. Soudain je crus voir mon hôte en face de moi, appuyé contre le mur, une main dans son pantalon, la bouche entrouverte et les yeux mi-clos. J’étais persuadé que j’hallucinais, c’est pourquoi je ne fis pas un geste. Mes yeux s’ancrèrent dans ceux, vides, de Mc Honey. Sa vision m’excitait. Savoir qu’il me voyait me faire sucer m’excitait. Le voir se donner du plaisir m’excitait. Tout cela ne me semblait pas bizarre. Quand il jouit, ses yeux se fermèrent et son corps se tendit discrètement. Mais le reste était toujours aussi impassible. Il me regarda dans les yeux et murmura : « Tu m’appartiens » avant de partir. Sa voix suave me fit partir et je jouis dans la bouche de la fille sans la prévenir. Elle avala sans broncher et se redressa, fière d’elle. Je ne fis aucun commentaire et l’emmenai dans ma chambre pour la baiser.

Le lendemain, elle prit congé. Ses yeux étaient légèrement embués quand je lui fit clairement comprendre que je me fichais complètement d’elle. C’est à ce moment qu’elle dit quelque chose qui me fit douter. Elle baissa la tête et soupira :

« C’est à cause de lui ? Celui qui étais dans le couloir hier soir ?

  • Pardon ? Mais de qui tu parles, putain ?

  • Il y avait quelqu’un avec nous dans le couloir. Quand je te suçais. Il as dit que tu lui appartenais avant de partir.

  • N’importe quoi ! Tu devais être trop excitée d’avoir ma queue dans ta bouche.

  • Mais…

  • Tais-toi ! Ferme ta grande gueule de suceuse de bite et barre-toi ! »

J’étais choqué. Alors ce n’était pas une hallucination. Mc Honey étais vraiment là. Étonnamment, ça ne me mis même pas en colère. Je ne fis pas attention au départ de la fille et je m’étendis sur mon lit en baillant. Alors il m’avait vu. Et il s’était branlé en me regardant. Étrange. Je n’aurais pas crut que ce type était pédé.

Je ne l’ai pas revu de la journée, mais il m’a averti par un mot que m’a donné le majordome que nous dînerions ensemble ce soir. Je ne me comprend plus. J’aurais dû être dégoûté, révolté, mais non. J’étais juste… impatient. »

Dimanche 1er décembre 2008, 21h56

« Je crois que je suis dans une autre dimension. Rien de ce qui m’arrive depuis cette soirée n’est normal. Pourtant, un œil non avertit n’aurait vu dans notre dîner de ce soir qu’une « banale » conversation entre deux hommes (même si « banale » n’est pas un mot que l’on peur employer avec Mc Honey). Évidemment, il n’en était rien. Tout le repas n’a été que sous-entendus subtils et séduction voilée. J’ai fait comme si de rien n’était mais cela n’a pas semblé le désarçonner. On dirait qu’il sait. Mais c’est impossible, comment serait-il au courant ? Il n’y a que moi et Wik qui ont été « témoins » de ça. À moins qu’il ait toujours été comme ça et que ce ne soit les récents évènements qui me font réagir. Dans ce cas, cela voudrait-il dire que je deviens… une tapette ?! Non. Non, ce n’est pas possible. D’Argances et tapette sont des mots incompatibles. Mon Dieu, si mon père tombait sur ce journal, il me déshériterait sur-le-champ ! Qu’est ce qu’il m’arrive ??? »

Dimanche 15 décembre 2008, 3h57

« Je suis complètement bourré, mais il faut que j’écrive. Cette nuit, Mc Honey donnait une réception chez lui. J’étais de la partie, of course. Je crois que j’étais tellement perturbé par mes prises de consciences de ces derniers temps que je ne me suis pas rendu compte de ce que je faisais. Je me suis enfilé les coupes de champagnes et autres vins délicieusement aphrodisiaques. En à peine deux heures, j’étais déjà bien parti. J’ai des trous dans ma mémoire mais je crois bien que j’ai commencé à reluquer des jeunes hommes (pas les vieux : de une, ils sont moches et de deux, il y a plus de jeunes pédés). Well, croyez-le ou non, il y a pleins de fags dans la noblesse anglaise. Je ne compte pas le nombre de clins d’œil suggestifs que m’a valu mon matage de mâle. Pourtant, j’ai fini par me faire aborder par une magnifique blonde. J’ai commencé à lui faire mon numéro de drague mais, voyant mon état d’ivresse bien avancé, elle m’a tout de suite proposé une petite gâterie. Je l’ai emmené dans un petit salon et elle m’a sucé. Après, je ne sais plus comment, mais je me suis retrouvé à faire la discussion avec Mc Honey et une jeune femme. On aurait dit un concours de drague : je charmais la fille avec toute ma science, la fille nous faisait son numéro et mon hôte tentait de foutre la fille dans son lit tout en me lançant des allusions subtiles. Je crois que la fille nous a proposé un truc à trois. Il y a encore une période de flou avant que je ne me revois embarquer ma conquête du soir dans ma chambre. J’étais en train de la baiser quand ma porte s’est ouverte. Mc Honey est entré, a refermé derrière lui et s’est assis dans un fauteuil en nous fixant. J’ai essayé de le faire dégager tout en continuant ce que je faisait :

  • - Vous voyez pas que je suis occupé ?

  • - Oh, ne vous inquiétez pas, ça ne me choque pas.

  • - J’aime pas qu’on me regarde baiser. Foutez-le camp !

  • - Je crois que votre « amie » n’est pas de cet avis. Je suis sûre que le fait que je la regarde la fait mouiller encore plus.

  • - Putain de merde* !! vous êtes vraiment qu’un gros porc* !!

Après ça, je me suis retiré. La fille a protesté mais je n’avais plus envie. Toute excitation était retombée. Mc Honey s’est approché, a empoigné la fille par le bras et l’a foutu dehors avec ses fringues. Je crois me souvenir l’avoir entendu siffler quelque chose like : « Tu dis quoique ce soit et ta vie deviendras un enfer, compris ? ». Fucking man. Il fout vraiment les boules quand il s’y met. Quand il fut sûr qu’elle était parti, il s’est approché de moi d’une démarche sensuelle et dangereuse. Un frisson m’a parcourut l’échine quand son corps a frôlé le mien. Il ne s’est arrêté que quand nos visage se touchaient. Mon haleine empestait l’alcool mais ça ne l’a pas empêché de coller brutalement ses lèvres aux miennes. Il m’a embrassé avec force, une de ses mains appuyant sur ma nuque. Mes bras s’étaient automatiquement enroulés autour de sa taille pendant que sa langue jouait avec la mienne avec fureur. Je n’avait rien fait de plus excitant que ça. Son entrejambe était dure et le frottement de nos deux corps brûlants commençait à éveiller en moi une érection proéminente. Aucun baiser ne m’avait à ce point bouleversé : je n’étais plus qu’un corps en ébullition, une langue en manque de celle de mon hôte, une pensée incohérente, une envie insatisfaite à la recherche de l’assouvissement. Je n’étais plus qu’un fucking pédé en manque de bite. Quand il a lâché ma bouche, il s’est reculé et m’a regardé, satisfait. Je devais avoir l’air con, les yeux mi-clos, la bouche ouverte, la queue en feu… Je me souviens même l’avoir supplié de recommencer. Mais il est parti, un sourire froid et calculateur aux lèvres.

Maintenant, ça fait deux heures que je cherche le sommeil après une séance de travaux manuels bien mouvementée.

Putain de merde.

Je crois que j’aime les bites.

Je suis pédé.

CONNARD DE MC HONEY !!!! »


*en français dans le texte

Chapitre 5

11 déc

Journal de Natanaël


Dimanche 29 septembre 2008, 9h47


« Mon plan avance. Bientôt ma superbe camarade de classe, Kalyn Sunsweet, sera à genoux devant moi. Ou tout du moins, sera passée dans mon lit. Durant la semaine, j’ai réussit à obtenir son numéro de téléphone. Cela n’a pas vraiment été compliqué. Il m’a suffit d’aborder une greluche blonde aux seins énormes mais au visage disgracieux qui traînait souvent avec Kalyn. Je lui ai parlé quelques instants, lui ai soufflé que c’était vraiment dommage qu’elle ait déjà un petit-ami, j’ai prit ma moue boudeuse (qui est, paraît-il, -même si je n’en doute pas-, « adoraaaaable ») et je lui ai demandé si elle n’aurait pas le numéro de ma future conquête. Ni une ni deux, elle me l’a donné en me bavant presque dessus. Si je n’avais pas eu besoin de ce thon, je crois que je l’aurais renvoyer chier avec une belle phrase made in Natanaël D’Argances. Que voulez-vous, c’est ça le problème quand on est trop beau… On attire même les plus grosses mochetés. »


Dimanche 6 octobre 2008, 18h04


« La soirée d’hier a été plutôt fructueuse. J’ai réussit à décrocher un rendez-vous au cinéma avec l’imprenable Kalyn. Évidemment, le film était nul. J’avais crut qu’une fille comme elle aurait de bons goûts cinématographiques, mais ce n’est visiblement pas le cas. À moins que ça ait été un moyen pour qu’on se rapproche… De toute manière, je préfère un film nase avec une belle fille dans mes bras plutôt qu’on bon film tout seul. J’ai réussit enlacer sa taille et elle à couché sa tête sur mon épaule. Au début, je la sentais un peu réfractaire et tendue, mais mon talent naturel a fait le reste et, à la fin de la soirée, elle était complètement à l’aise. Je l’ai ramené chez elle et j’ai réussit à lui voler un baiser sur le pas de sa porte. Elle m’a demandé pourquoi je m’accrochais à elle alors que je pouvais toutes les avoir. Je lui ai répondu que en effet,je les avais toutes, mais que c’était elle seule que je voulais. Je ne pense pas que mon air innocent l’ait trompé, mais ses doutes ne l’ont pas empêcher de me rouler une pelle d’enfer ! J’espère qu’elle est aussi douée au lit qu’elle l’est avec sa bouche !


Du côté de Sinaï McHoney, rien à signaler. Il ne m’a pas refait sentir que je n’étais qu’un « gamin » à côté de lui. Nos dîner du mercredi soir sont toujours civilisés mais froids et mortellement ennuyants. Le dernier petit jeu de mon hôte est d’essayer de soutenir le plus longtemps mon regard. La plupart du temps, il gagne. Mais quand je détourne le regard, je m’arrange pour avoir un haussement de sourcil ou un sourire ironique qui laisse entendre que ces jeux me laissent indifférents et m’amusent plus qu’autre chose. Je sens à son regard qui me brûle que ça lui déplaît. Môsieur n’aime pas qu’on lui résiste. Ça tombe bien, moi non plus. »


Vendredi 1er Novembre 2008, 21h16


« Cette merde ambulante qu’est Andrew Baker, dit Wik, n’a pas intérêt à recroiser mon chemin une nouvelle fois, sinon je le descend. Ou plutôt je paie quelqu’un pour le faire. Hors de question que je ne m’approche à moins de cinq mètres de lui désormais. Cette abomination de la nature va devoir payer pour ce qu’il a fait. On ne salit pas un D’Argances sans représailles !


Pourtant la soirée avait bien commencé. Ce sont les vacances scolaires et hier soir avait lieu la traditionnelle soirée d’halloween. Une des filles à papa qui me coure après et dont j’ai oublié le nom (il y en a tellement après tout…) m’avait invité à la fête qu’elle organisait. Toutes les personnes les plus branchées de Cambridge étaient présentes. C’était une soirée déguisée sur le thème d’halloween, bien qu’en fait tous les costumes soient permis. Pour l’occasion, moi et Wik (comment ais-je un jour pu faire des choses avec lui) avions été nous faire faire des déguisements sur mesure par une couturière londonienne réputée. Nous avions prit le train deux semaines plus tôt pour faire nos commandes et les avions reçues quelques jours avant l’évènement. Nous nous étions rejoints chez la fille, qui habitait une grande villa avec un jardin immense et des chambres à coucher par dizaines (pratique pour tirer son coup en douce, j’en ferais l’expérience plus tard dans la soirée…). Wik était déguisé en fille. Il portait une robe en soie rose, une perruque blonde et des talons hauts. Son visage était maquillé mais l’ensemble n’était pas vulgaire. Seulement… sexy. Penser que Wik puisse être… « sexy » me dégoûte mais c’est pourtant l’impression qu’il dégageait… à mon grand malheur. Pour m a part, j’avais endossé le costume d’un démon des temps moderne. Enfin… c’est-ce que Wik a décidé quand il a vu comment j ‘étais habillé. Je trouve absolument stupide de devoir revêtir des vêtements moches et désagréables juste pour « s’amuser ». Que les autres se ridiculisent ne me pose aucun problème (de toute façon, la plupart sont aussi laids déguisés que habillés normalement), mais pas MOI ! J’avais donc acheté pour l’occasion un pantalon en cuir noir ultra moulant ainsi qu’une veste en cuir également. Je ne portais rien sous cette dernière et je l’avais laissé ouverte pour laisser le bas peuple se repaître de ma beauté. Visiblement cela a fonctionné, vu les regards plus qu’appréciateurs que mon passage déclenchait.


Pour ce qui est de la soirée en elle-même, rien d’extraordinaire à signaler. La musique montée à tue-tête. Des filles à moitié nue dansant sur la piste et aguichant le premier venu. De l’alcool en veux-tu en voilà. Et bien entendu, de la drogue en circulation libre. Les filles se faisaient peloter dans les toilettes par des mecs complètement stones. Bref, une fête comme la jeunesse dorée de notre monde à l’habitude d’en voir. Une fête réussie selon ses critères.


Aux alentours d’une heure du matin, la soirée battait son plein. Les couples se bécotaient dans tous les coins. Plusieurs étaient déjà montés à l’étage. La quasi totalité des jeunes présents étaient soit complètement bourrés, soit totalement drogués. Au milieu de cette décadence juvénile, il y avait moi. J’étais assis sur un fauteuil en vrai cuir qui devait valoir une petite fortune (rien n’est trop beau pour mon noble postérieur !), un verre d’alcool à la main (je dois avouer que je ne me souviens absolument pas de combien de verres j’ai ingurgité) et une fille en train de me sucer. Devant tout le monde. J’aurais été dans mon état normal, je n’aurais pas accepté. Mais l’alcool faisait son effet et j’étais complètement excité par le fait de me faire tailler une pipe par une fille que je ne connaissait pas deux minutes avant devant tout le monde. Et puis, pour être honnête, les autres s’en foutaient. J’aurais pu la sauter en plein milieu de la salle que personne n’aurait daigné lever les yeux. Ils étaient tous trop occupés à sombrer dans la débauche.


Tout a dérapé quand la fille s’est relevée pour m’embrasser. Sa taille mince et svelte ainsi que son visage fin m’avait trompés dans l’obscurité. Ce n’était pas une fille. C’était Wik. Ses yeux étaient injectés de sang mais leur éclat ne mentait pas : il me désirait. En réalisant ce qu’il s’était produit, j’ai bondit : comment avait-il PU ? C’était immonde et c’était de sa faute ! Je venais de faire ce qui me dégoûtait le plus au monde et c’était de la faute de cet être abject !


J’étais furieux. Jamais je n’avais été aussi déboussolé et enragé. C’était un mec. Et il m’avait sucé. Et j’avais aimé ça. Mais je croyais que c’était une fille. Ça ne faisait pas de moi un pédé ?! Pour bien montrer à ce… ce…. cette tapette ce que je ressentais, je l’ai poussé par terre et l’ai frappé plusieurs fois. Cependant, avant que cela ne tourne au vinaigre (manquerait plus que les flics débarquent et me foutent en taule), je suis sorti et suis parti déverser ma colère sur un transat qui traînait près de la piscine. Une fois ma colère évacuée, je suis tombé au sol et j’y suis resté prostré longtemps. Au bout d’un moment, combien de temps je ne saurais le dire, un type louche est venu me voir pour me proposer un petit sachet de poudre blanche. « Gratuit pour la première prise » a-t-il dit. De toute façon l’argent n’aurait pas été un problème.


Quelques minutes plus tard, je planais complètement. Je m’étais enfilé deux-trois verres (ou quatre-cinq ? J’ai oublié) d’un alcool inconnu. J’étais complètement parti dans mon trip. Dans mon délire, je me rappelle avoir dragué plusieurs filles, les avoir embrassé et tripotées. Après, il y a un moment où je ne sais plus ce que j’ai fait. Je me souviens pourtant vaguement avoir été trouver Wik. Il était dans une chambre. Nu. Un mec était en train de le branler avec l’énergie du désespoir. Ma mémoire a effacé quelques passages de ce qu’il s’est passé ensuite. À moins que ce ne soit ma mauvaise foi qui ne veut pas s’en souvenir. Toujours est-il que je ne sais que par flashs ce qu’il s’est passé ensuite. Wik a du virer l’autre type puisque je me suis retrouvé seul avec lui. Il m’a fait fumer un joint. Je devais être dans un état lamentable. Pathétique. Si mon père m’avait vu.


Ensuite… Je ne devrais même pas l’écrire. Si quelqu’un lisait ça… Ensuite, je me suis retrouvé nu, le sexe douloureusement tendu. Wik était déjà dénudé. Je me souviens de ses yeux, pervers et désireux. Je mes souviens de son corps, beau et viril. Je me souviens de l’avoir repoussé alors qu’il cherchait ma bouche. Je me souviens l’avoir repoussé alors qu’il tentait de caresser mon corps. Je me souviens l’avoir plaqué à plat ventre sur le lit. Et je me souviens l’avoir possédé. J’étais violent. Je voulais le toucher le moins possible. Mes mains tenaient ses hanches pour pouvoir aller plus vite et plus fort. J’étais sourd à ses gémissements de douleur. Je l’étais encore plus quand il s’est mit à gémir de plaisir. Pour ma part, je me rappelle l’avoir insulté, l’avoir traité de tous les noms. Je me souviens avoir déversé ma colère et ma jouissance en lui.


Après ça, j’ai du rentrer chez moi. Je crois avoir croisé Sinaï Mc Honey, mais j’ai dû rêver. Le sourire pervers que j’ai crut voir sur ses lèvres ne peut être qu’un rêve. Mc Honey ne sourit pas. Encore moins perversement. Et surtout pas à moi.


Ce matin je me suis réveillé avec la nausée. Je me suis rarement sentit aussi mal. Comment ai-je pu faire ce genre de chose ? Les hommes ne peuvent pas m’attirer. Ce n’est pas possible. Tout est de la faute de ce pédé de Wik. Qu’il tente de croiser mon chemin et… il verra ce que c’est de se frotter à un D’Argances en colère. »


Vendredi 15 novembre 2008


« Je n’ai pas revu Wik depuis deux semaines. Depuis ce soir-. Heureusement. D’ailleurs, j’ai presque totalement occulté cette soirée de ma mémoire. Enfin… j’ai mis ma mauvaise foi naturelle au boulot et voilà le travail.


Mc Honey est de plus en plus bizarre. Il passe son temps à me regarder étrangement. Ses yeux ont une lueur dérangeante qui me met mal à l’aise. C’est peut-être mon imagination mais on dirait qu’il sait pour ça.


Côté sexe, je me suis fait Kalyn. Ce n’était ni tendre, ni romantique. Je la voulais et elle me voulait aussi. On a fait ça dans les toilettes de la fac. Cette fille est une vraie chaudasse. On se revoit parfois le soir. Juste pour baiser. Elle est assez inventive au pieu. C’est peut-être pour ça que je continue à la voir. Car sinon je ne me sens pas autant apaisé par une bonne partie de jambe en l’air que d’habitude.


Je vais voir des putes aussi. Elles sont moins sensibles à la douleur et ne risquent pas de commenter mon manque d’enthousiasme pendant l’acte. C’est vrai que je suis pris d’une véritable frénésie sexuelle, mais je n’en suis pas pour autant très excité par le sexe. Bien sur, j’ai des réactions physiques normales et je suis aussi doué au lit qu’avant. Mais je me sens vide de l’intérieur. Et les filles le remarquent quand je les saute. Même en étant très excité et passionné. Pour combler ce manque, j’essaie tout. Je tente toutes les nouvelles positions, je veux avoir le plus de filles possible, dans des endroits insolites. J’ai même tenté une partouze (moi et trois bombes sexuelles aux seins énormes et aux cuisses grandes ouvertes rien que pour moi).


Mais rien. Je ne sens plus rien. Je crois que je suis dans la merde. »

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