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Le chapitre 7 (mon chiffre porte bonheur ^^), ou le chapitre où quelque chose se passe (ENFIN !)
Mais je dis pas quoi ! mouahahahahah
Normalement ça devrait vous plaire =D
Journal de Natanael
Mercredi 25 décembre, 17 h 56
« Noël. Quelle blague. Tout n’est que mensonge dans cette fête. La « magie de Noël » n’est qu’une invention pour faire rêver. Mais ça ne prend pas avec moi. Noël, c’est juste des souvenirs, des images : la neige, la famille, les cadeaux, le repas, la messe… Mais je ne suis plus un enfant depuis bien longtemps. Je sais que ce ne sont que des conneries. Je sais que rien de ce que je pourrais demander à ce putain de Père Noël ne s’exaucera. Je sais que peu importe le temps que je passerai à prier, cela ne servira à rien. Je le sais. Parce que j’ai déjà essayé. À 8 ans, j’ai demandé un petit frère au Père Noël ; mais au pied du sapin, il n’y avait qu’une télévision. À 11 ans, j’ai demandé au petit Jésus une famille aimante ; j’ai passé Noël seul avec la jeune fille au pair. À 15 ans, j’ai prié tous les saints, Marie, Jésus et toute leur clique pour que mon père soit enfin fier de moi ; il m’a humilié devant tous les invités du réveillon en se moquant car j’étais toujours puceau.
C’est à partir de ce moment que tout a changé. J’ai cessé de croire à la magie de Noël, en Dieu et au Père Noël. J’avais décidé de devenir quelqu’un d’autre. J’avais décidé de devenir celui que mon père voulait. Je serai tellement conforme à ses espérances qu’il ne pourrait plus jamais rien dire. Je serai un toutou indépendant mais pas trop, doué à l’école et en affaires, séducteur au charme infaillible. Bref, le digne héritier de mon père.
Pour la première fois de ma vie, j’étais enfin quelqu’un. J’étais celui qui brisait le cœur des filles. Celui qui était tellement beau et intelligent que ces idiotes se bousculaient quand même au portillon. J’étais celui dont les professeurs faisaient les éloges à qui voulaient les entendre. Celui qui ravissait tellement les « amis » et clients de mon père que ses affaires n’avaient jamais aussi bien fonctionné. Pourtant il n’était toujours pas fier de moi.
Il n’a jamais été fier de moi. Et il n’aura plus vraiment d’occasion de l’être. Parce que je suis un pédé. Je n’ai pas revu Mc Honey depuis la dernière fois. Le lendemain de notre dernière rencontre, il est parti en voyage d’affaire en laissant un message pour moi : il ne reviendrait que pour Noël car il devait se rendre à une soirée organisée pour les fêtes chez ses parents. Et je devais venir avec lui.
J’avais passé une semaine à réfléchir. Essayer d’oublier n’avait plus de sens. Mais cacher mon unique défaut était devenu une priorité. Finalement, ce n’était pas si difficile. J’avais contacté Kalyn (ma camarade de classe et de sexe) et lui avais proposé une offre : on sortait ensemble officiellement, sans contraintes si ce n’est la discrétion en cas d’aventures « extra-conjugales ». À ma grande surprise, elle avait accepté sans protester. Pour ne pas trop attirer l’attention sur mon attitude surprenante (avoir une copine « officielle » n’est pas dans mes habitudes), je continuais à lancer des œillades brûlantes à d’autres femmes. Pour ce qui est du sexe, j’ai aussi trouvé un arrangement. Je couche avec Kalyn, évidemment, mais pour ce qui est de mon autre besoin, je vais voir des femmes qui acceptent de se faire enculer. Pour l’instant, ça me suffit. Je ne vois pas leur visage et, malgré moi, j’imagine un autre corps sous le mien. Un corps plus viril. Je sens bien que ce n’est pas pareil et que ça ne fera pas illusion longtemps. Mais je ne veux pas penser à ça pour le moment. Hors de question que j’accepte cette tare et que je devienne vraiment une tapette.
Mon père a appelé dans l’après-midi. Je n’avais jamais été aussi stressé de lui parler. J’avais peur qu’il devine quelque chose. Il a toujours été doué pour deviner ce que je voulais lui cacher. Mais il était pressé et m’a juste dit quelques banalités avant de raccrocher.
Mc Honey rentre dans une demie heure. Il va falloir que je me prépare. Physiquement et mentalement. Je sens qu’il ne va pas s’arrêter là. J’ai peur de succomber, ce serait la pire chose au monde. En même temps, j’ai tellement envie d’abandonner sans lutter, de le laisser jouer avec moi, de le laisser m’approcher et faire ce qu’il veut de moi, de mon corps. Je me dégoûte de penser ça. Je me dégoûte d’avoir envie de faire ce genre de chose. Mais mon corps le réclame. J’en rêve la nuit. Cela me stresse à un point que j’en suis venue à sauter la femme de chambre, Aby. Elle m’a surpris entrain de me branler dans ma chambre, un matin où j’étais en retard. Elle était venue me chercher et étais resté plantée là, sur le seuil de ma chambre. Elle était tellement bandante, la bouche entrouverte et les joues rouges qu’elle m’avais immédiatement fait oublier pourquoi – pour qui – je me branlais. Des fois, quand la pression est trop forte et que mes pensées dérivent un peu trop vers mon hôte et ce qu’il risque d’entreprendre pour me séduire, je vais la chercher et la baise. Elle doit être amoureuse de moi car il suffit que je la touche pour qu’elle rende les armes. Elle a toujours l’air triste quand je la prend par derrière, comme si elle était jalouse, comme si elle se doutait de quelque chose. Mais c’est sûrement moi qui devient paranoïaque.
Putain… ça y’est, il est là. Qu’est ce que je vais faire ?! »
Jeudi 26 décembre, 3 h 49
« Il m’a fait du pied sous la table. Sous le nez de sa famille au grand complet.
Il a commencé par m’ignorer, comme au début de mon séjour chez lui. Pendant un moment, j’ai crut que le baiser de l’autre fois lui avait suffit. Qu’il ne voulait pas plus. Que je m’étais fait des films et qu’il n’allait pas insister. J’étais soulagé et déçu. Et je me dégoûtais d’être déçu. J’aurais dû me sentir rasséréné : ma folie me passerait et je redeviendrais celui que j’étais.
Mais cela ne dura pas. Dès que le repas commença, j’eus un soupçon sur ce qui allait se passer. Le parents de mon hôte présidaient l’assemblée et étaient assis à l’extrémité d’une longue table. Mc Honey était assit à droite de son père et j’étais en face de lui, à gauche de sa mère.
J’étais tellement choqué en sentant son pied remonter le long de ma cuisse que j’en perdit le fil de ma conversation. Heureusement que mon père m’a éduqué pour que je sois capable de garder mon calme en toute situation. J’ai donc continué à tenir mon rôle de charmant petit français en parlant à mes voisins avec un naturel qui m’étonnait moi-même. Cependant, je n’ai pas été capable de repousser le pied bienfaiteur. Et ma faiblesse me faisait honte. Mc Honey était doué. Il appuyait là où il fallait pour me faire du bien, jouait avec mes nerfs en m’emmenant au bord de mes limites puis s’amusait à faire machine arrière. Il avait réussi à attiser mon désir tout en m’empêchant de jouir (ce qui aurait été plus que gênant au moment de sortir de table). Au moment du dessert, il ôta son pied de mon entrejambe, m’arrachant un soupir imperceptible. De soulagement, me convainquais-je. Mais si j’étais honnête avec moi-même, je saurais que c’était de déception.
Avec toute la maîtrise de soi dont j’étais capable, je réussi à me calmer avant qu’on sorte de table. Tout le reste de la soirée, Mc Honey me laissa tranquille, bien que je sente régulièrement son regard brûlant dans mon dos et sur mes fesses.
Vendredi 27 décembre, 22 h 13
« Je me demande si je dois avoir peur de Sinaï Mc Honey. Je crois que oui. Cet enculé essaie de me faire tourner en rond. Et il y arrive. À chaque fois que nous nous sommes croisés, il a fallut qu’il me frôle les fesses, me caresse subtilement le bras, glisse une allusion masquée par un visage froid et désintéressé. Il essaie de me séduire. Je le sens. Je le sais. J’ai vu que son attitude avait changé. Il s’est mit en mode « prédateur », comme je l’ai vu faire à une de ses soirées. Sauf que cette fois-ci, la proie n’est pas une bimbo plantureuse à la chatte humide et aux cuisses ouvertes au premier venu. Cette fois, la proie c’est moi. »
Samedi 28 décembre, 21 h 45
« Il m’a pincé les fesses devant Aby. Elle n’a rien vu, heureusement. Mais j’ai senti la satisfaction de Mc Honey. De faire ça devant elle. Je n’ai pas pu me débattre ni m’échapper. Elle l’aurait remarqué. Je suis maudit. »
Dimanche 29 décembre, 22 h 56
« Aujourd’hui j’ai bandé pour lui. Je l’ai croisé alors qu’il descendait du troisième étage. Il m’a parut étrange. Comme s’il était repu, qu’il avait juste fait quelque chose d’extrêmement satisfaisant. Et il avait un sourire un peu inquiétant. Au début, j’ai voulu me défiler pour ne pas subir un autre assaut. Mais il s’est approché de moi avec une démarche si féline et si sensuelle que j’en suis resté scotché. Il m’a embrassé comme ça. Brutalement. Avec la langue. Sans prévenir. Et ça m’avait tellement manqué depuis la dernière fois que j’en ai gémit de contentement. Et j’ai bandé. Je n’ai réagit que quand il a voulu toucher mon érection.
Je crois que je vais finir par lui céder. Je n’arriverai pas à lui résister encore longtemps. »
Lundi 30 décembre, 9 h 02
« Mon corps en ébullition. Son sexe dur contre le mien. Il mélange nos langues dans un baiser impétueux, sa main appuyant possessivement contre ma nuque, mes mains jouant sur son torse et son dos. Il me retourne et me pénètre langoureusement, son souffle sur ma joue et ses doigts sur mon érection. J’en gémit de plaisir et un râle puissant sort de sa gorge. En quelques coups de reins experts, il m’emmène jusqu’à un orgasme fulgurant.
J’en ai souillé mes draps. Il me poursuit jusque dans mes rêves. »
Mardi 31 décembre, 21 h 36
« On a faillit le faire. Si les invités de ce putain de réveillon de merde n’étaient pas arrivés à ce moment, on aurait… Enfin on l‘aurait fait. Ça.
Je n’avais qu’un peignoir lâchement noué quand il est entré dans ma chambre me donner un costume qu’il souhaitait que je porte (ou plutôt qu’il m’obligeait à porter). En le voyant, si beau et désirable dans ses habits de soirée, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir la trique. Évidemment, vu ma tenue, il l’a remarqué tout de suite. Je n’avais jamais vu une telle lueur dans ses yeux métalliques. On aurait dit qu’il allait se jeter sur moi, me dévorer, me violer. Et c’est presque ce qu’il a fait. Il s’est posté devant moi et m’a fixé. Je n’ai pas résisté : je l’ai embrassé. Et là les choses se sont enchaînées si vite que je ne me suis rendu compte de rien. On s’embrassait comme d’habitude, sauvagement, quand soudain nous nous sommes retrouvés sur mon lit, mon peignoir largement ouvert sur mon corps nu. Il m’a regardé avec désir et chauffé comme jamais on ne m’avait chauffé. Il a utilisé tout ce qu’il avait : sa langue, ses dents, sa bouche, ses mains, son sexe. J’étais complètement ailleurs, perdu dans les limbes du plaisir. Mais il a fallut que cette pute d’Aby frappe à la porte pour annoncer que les invités arrivaient. Mc Honey m’a laissé là, sans un regard en arrière, sans une parole. Quand j’y pense, ça fait une éternité qu’on n’a pas parlé.
Bordel, si on n’avait pas été interrompus, je l’aurais supplié de me prendre. Inutile de le nier désormais : je suis pédé et je veux me faire enfiler par mon hôte. »
Mercredi 1er janvier, 7 h 21
« On l’a fait.
Il est venu me voir dans la soirée, tandis que j’usais de mon charme naturel sur deux petites pouffiasses de bas étage. Il les a salué, les a mis à ses pieds en un sourire et m’a soufflé en partant : « Ne crois pas que tu vas t’en sortir comme ça, Nate ».
Sa voix chargée de promesse et de désir ainsi que le surnom « made in England » qu’il m’a donné ont suffit à me faire perdre la tête.
Pour passer le temps, j’ai emmener mes deux admiratrices dans ma chambre et nous avons « joué » ensemble.
À minuit, nous étions en bas pour le décompte traditionnel. La fête a continué encore quelques heures. Les verres de champagne se vidaient devant moi à une vitesse folle. Je commenais à m’impatienter.
Quand, enfin, tous les invités furent parti, je na savais pas quoi faire. L’attendre, aller le chercher, faire le désintéressé ? Je n’eut pas à attendre longtemps. J’allais remonter dans mes appartements prendre une douche (en attendant) quand une poigne dure m’attrapa le poignet pour me guider vers le premier étage. Son étage.
Son corps était pressé contre le mien tandis qu’il me poussait dans ce que je devinais être sa chambre. Son sexe était déjà dur contre mes fesses. Il n’en fallait pas plus pour m’exciter. Dès que nous fûmes seuls dans le chambre, je me retournai et me jetai sur lui. Au diable les convenances, au diable ma fierté. J’avais envie de lui. Immédiatement.
Le lit devint vite particulièrement attirant et nos corps déjà presque nus tombèrent dessus avec lourdeur. Il était au dessus de moi, ses lèvres courraient le long de mon torse et ses mains me caressaient avec fougue. Mais j’en voulais plus. Je le renversai et me mit à califourchon sur lui. Je le déshabillai et commençai mon inspection. Son corps d’homme me fascinait et me révulsait en même temps. Mes souvenirs de ce moment son confus mais je me souviens l’avoir sucé. Je ne devais pas être si mauvais car il poussait des râles de plaisir très convainquant et sa main sur ma nuque m’encourageait à faire mon mieux.
Il a finit par me prendre. C’était un peu comme dans mon rêve. Peu de préliminaires, peu de paroles, peu de douceur. Mais de la passion, des corps en sueur, des regards lourds de désir et de plaisir. Mon dos se cambraient pour le sentir au plus profond de moi. Une de mes mains faisait des va-et-viens à son rythme sur mon propre sexe tandis que l’autre étaient accrochés à sa nuque pour quémander un baiser. Baiser qui fut ma perte. En sentant son souffle sur mes lèvres et sa langue dans ma bouche, je laissai mon plaisir exploser.
C’était un orgasme comme je n’en avait jamais eut. À me demander si j’avais déjà eut un orgasme un jour.
Je ne sais pas comment j’ai finalement réussi à rejoindre ma chambre et à me coucher. Toujours est-il que je ne dors toujours pas. J’y repense encore. Et quand je me relis j’ai honte. Je ne suis qu’un vulgaire pédé qui aime se faire défoncer le cul. Tant que je n’étais pas passé à l’acte j’avais encore l’espoir que cela ne me plaise pas. Mais ce n’est pas le cas.
Toute cette histoire m’horrifie. Est-ce que je serais pédé à vie ? Est-ce que c’est juste une passade ? Est-ce que je vais réussir à le cacher à mon père ? Comment toute cette histoire va-t-elle se terminer ?
Autant de questions qui restent sans réponses.
Ça m’effraie. »