Ley’s Writings

Histoires yaoi Warning : histoires à “caractère” homosexuel, ne pas lire si vous trouvez ça dérangeant ou si les scènes “explicites” vous gênent !! vous êtes prévenus !!

Tomber dans le ciel mai 4, 2009

Classé dans : One Shots — leyandme @ 16:59

Bonjour les gens (euuuh… y’a encore des gens en fait ??)

Tout d’abord je tiens à m’excuser à plat ventre de mon absence totale de se site depuis…. fort fort longtemps >_<

J’avoue, c’est inexcusable donc je chercherai pas d’excuses (de toute façon j’en ai pas ^^”)

Pour la suite de mes histoires je vais essayer de m’y mettre le plus vite possible mais là jsuis en période de surchauffe de travail donc je garantie rien du tout !

Tout de suite, je vous laisse un mini bout de texte écrit une nuit d’insomnie et de petite déprime… C’est pas forcément yaoi à la base mais bon… ça peut s’adapter à n’importe quelle situation ^^

Bisous, je vous aiiiiiime (même si je suis pas sûre que y’ai encore des lecteurs par ici O_o)

« On n’a rien à perdre »

C’est ce qu’il disait.

Maintenant je sais que si. On a quelque chose à perdre : l’équilibre. Et se casser la gueule en tombant. Et avoir mal. Et pleurer. Sans comprendre. Parce qu’on ne comprend jamais quand on tombe. Parce que le fil paraissait solide. Parce que le ciel était plus joli que le sol ; on voulait se noyer dans les étoiles ; on s’est hissé vers la lune. Mais toucher le ciel c’est pas pour moi. Pas à ce moment-là. Pas comme ça. Alors je suis tombée. On m’a poussée. Je sais plus.

Quand on tombe, on s’en rend pas compte. C’est comme un long toboggan sur lequel on glisse. Plus ou moins longtemps. De plus ou moins haut. Comme s’il y avait plusieurs niveaux. Comme si c’était un jeu. Mais tu ne veux plus jouer. Alors je glisse seule.

Et j’espère que quelqu’un ‘attend en bas. Les bras ouverts. Pour amortir ma chute. Parce que tomber ça fait mal. Ça donne envie de crier ; de pleurer ; de se faire soigner ; de se faire réconforter. Ça donne envie que les gens vous aiment ; ça donne envie de se sentir aimé ; ça donne envie de se blottir contre quelqu’un ; ça donne envie d’être embrassé. Tomber ça donne encore plus envie de toucher le ciel. Alors des fois on retombe et ça fait encore mal. Mais on garde espoir. Parce qu’on a vu comment c’était là-haut. Et qu’il faut toujours viser la lune, car même si on rate on atterit dans les étoiles.

Et les étoiles c’est beau. Ça brille. Et ça fait rêver.

Alors je vais continuer à rêver. Même si parfois je dois chanceler, perdre l’équilibre, tomber.

Parce qu’on a quelque chose à perdre. Mais des fois ça vaut quand même le coup.

Parce que j’ai crut pouvoir voler.

Parce que je veux tomber dans le ciel.

 

Joyeuse Saint Valentin décembre 11, 2008

Classé dans : One Shots — leyandme @ 19:10

Les deux hommes se promènent dans le parc enneigé. C’est le matin et la neige est encore fraîche. L’un des deux hommes a les cheveux roux assez clairs, en bataille. Il a des yeux bleus rieurs et un visage ouvert et avenant. Il marche en regardant partout, le nez en l’air, sautillant sur place. Il semble émerveillé par ce qu’il voit : la neige qui tombe goutte à goutte des arbres, la fontaine glacée figeant les pauvres poissons rouges dans une nage éternelle, les enfants qui font des batailles de boules de neige… il a un ait de petit enfant qui arrache un sourire amusé à son compagnon. Celui-ci a les cheveux bruns mi-longs attachés en une couette, ce qui le rend terriblement sexy. Ses yeux noisettes sont sérieux et son visage et son attitude calme et posée lui donnent un air froid et distant. Et c’est un peu ce qu’il est.

Soudain une main froide attrape la sienne, gantée de cuir, pour le tirer vers une petite baraque à sucrerie. Le roux le regarde avec son air malicieux et lui montre ce qu’il veut du doigt.

- Ludo, soupire le brun, t’as pas passé l’âge ?

- Allez s’teu plaît, Nicoooooo !!!

- Bon OK, maugrée le dénommé Nicolas, puis s’adressant à la petite vieille derrière le « comptoir » : une pomme d’amour s’il vous plait

- Ben et toi ? t’en veux pas ? le presse Ludovic, une moue adorable sur le visage.

- C’est bien pour te faire plaisir… en fait, j’en prendrai deux s’il vous plait

Reprend le brun alors que deux bras s’enroulent autour de son cou et qu’un visage gelé se niche dedans pour lui chuchoter un « merciiiii » à l’oreille. Nicolas se dégage de l’étreint, les joues rouges, et attrape les deux sucreries sans oser regarder la vielle femme qui les regarde en souriant d’un air mélancolique, attendrie.

Les deux hommes continuent leur progression en silence, dégustant. De temps en temps, Ludovic tire son compagnon vers tel ou tel endroit pour lui faire admirer un petit animal ou lui montrer la beauté d’une fleur prise dans le givre. Le brun se laisse faire mais ne se sépare pas de son masque d’indifférence. Il ne manifeste aucune émotion particulière, même si intérieurement il se sent apaisé ici, avec son amant. Mais il n’en montre rien. Jamais. Juste une fois, il se permet un demi-sourire alors que Ludo est allé voir un magicien pour enfants un peu plus loin. Le roux est tellement craquant avec ses mimiques d’enfants et son entrain naturel. Il semble être totalement imperméable à la tristesse et on pourrait croire qu’il ne sait que sourire. Tout le contraire de Nicolas.

A un moment, alors qu’ils sont seuls devant un petit kiosque qui croule habituellement sous les fleurs et qui est maintenant recouvert d’une neige immaculée, Ludo se retourne et saute au cou de Nicolas, se plaquant contre son corps musclé, et il l’embrasse. Là, au beau milieu d’un parc, il plante un baiser sur les lèvres froides de son amant. C’est un baiser fugace, fragile, doux et aimant. Puis il s’écarte et rigole de son rire enjouée en voyant la mine défaite du brun qui s’écrie, avec une pointe d’agacement :

- Mais, bordel, Ludovic, pourquoi t’as fait ça ? on aurait pu nous voir !

- Relax mon ange, tu vois bien qu’il n’y a personne ! Hey, y’a un concert de l’autre côté du parc on y va ?!

Le roux prend la main du brun et l’entraîne à sa suite, puis la lâche, sachant que de toute façon, son amant l’aurait repoussé tôt ou tard. Il l’emmène jusqu’à une petite clairière où des instrumentistes, chanteurs, groupes ses succèdent en un vrai petit ballet de musique. Les notes virevoltent dans les airs et les mélodies enchantent les spectateurs. Ludovic se sent transporté par la musique et reste planté là, un sourire béat aux lèvres, la mine nostalgique. Il repense aux multiples rejets de son amant, mais ça n’a pas d’importance. Parce qu’il sait qu’il l’aime. Mais il a peur. Toujours. Mais là, il est serein, la présence de Nicolas à côté de lui l’apaise. Du côté du brun c’est pareil. Il se sent bien, tranquille. Il sait qu’il blesse un peu Ludo en le repoussant. Mais il l’aime et il sait qu’il le sait.

La musique les berce et les transporte dans un monde de rêve. Les deux hommes se tiennent immobiles, jusqu’à ce que Nicolas s’approche de son compagnon, lui effleure la main et lui dépose un timide baiser sur la joue pour le sortir de sa torpeur. Alors Ludo se secoue et se tourne vers son amant, surpris de cette marque d’affection publique. Le brun le regarde presque tendrement et lui murmure :

- On rentre ? je commence à avoir froid.

Une demie heure plus tard, les deux amants sont devant leur immeuble. Le bâtiment est gris et terne. En le voyant, Ludovic grimace et se tourne vers son compagnon :

- Nico, ça te dirais pas de…

- Ludo, on en a déjà parler, on peut pas déménager pour l’instant !

Le roux baisse la tête et rentre dans le bâtiment en silence. Une fois dans leur appartement, grand comme un mouchoir de poche, Nicolas s’assoit à la table de salon/cuisine/salle à manger/bureau et commence à travailler. Ludovic le regarde, pensif puis se détourne vers la télé. Encore un après-midi qui va se passer dans le « calme ». enfin surtout dans le silence froid et pesant dont Nicolas avait le don.

Et en effet, l’après-midi se passe comme l’avait prévu le roux. Plusieurs fois, il tente de passer ses bras autour du cou de son amant, pour réclamer un câlin. Et à chaque fois il se fait repousser. Mais il recommence, poussant même jusqu’à essayer les bisous dans le cou. Mais au bout d’un moment, lassé de faire le blasé, Nicolas le rejette en parlant sur un ton plein de colère contenue :

- Mais tu vas me lâcher oui ? On a une télé, et si tu t’emmerdes, va faire chier les voisins !!!

Vexé, Ludovic se vautre dans le canapé et recommence à regarder la télé. Vers 18 heures pourtant, Nicolas se lève, range toutes ses affaires et se dirige vers leur petite chambre. Intrigué, Ludovic se lève et le rejoint. Il reste au pas de la porte et regarde sans comprendre son amant quitter ses habits pour en prendre d’autres. Il le voit enfiler un pantalon noir seyant et une chemise bleue marine dont les boutons ouverts sur le torse donnent une bouffée de chaleur à son amant.

- Tu sors ?

- Oui. Habille toi aussi. Je veux que tu sois… présentable, quand je rentrerai.

Et il s’en va. Laissant un Ludovic décontenancé par cette attitude des plus surprenante. Néanmoins il obéit et se dirige vers l’armoire pour y dénicher de beaux vêtements. Il enfile un jean blanc et un tee-shirt noir assez moulant avec des motifs argentés discrets. Il se regarde et ébouriffe ses cheveux en se regardant d’un air absent, se demandant ce qui avait pris à son amant.

Une heure plus tard, le brun n’est toujours pas là et le roux s’inquiète. Il tourne en rond dans la pièce principale, c’est-à-dire qu’il fait deux pas vers la télé, trois vers le canapé et retourne vers la télé. Fatigué, il s’avachie dans le canapé et regarde avec anxiété la pendule au mur, dont l’aiguille des secondes égraine sa danse sautillante, augmentant le stresse du jeune homme. Soudain, la porte s’ouvre sur son amant. Ludovic saute sur ses pieds et cours vers lui, le prenant dans ses bras et se serrant contre lui en murmurant :

- Putain, qu’est ce que tu foutais. J’ai eu peur qu’il te sois arrivé quelque chose.

- Ludo, soupira le brun, j’ai été absent une heure !

- Et alors ? répond le roux en le regardant avec une moue boudeuse.

- … bon je vois que tu t’es préparé comme je te l’avais dis. Allez, viens.

Et il le tire vers la sortie, ferme la porte de l’appartement derrière lui et l’entraîne vers sa voiture. Une fois dans le véhicule, il démarre et reste de marbre sous le flux permanent de questions qui sort de la bouche de son passager. Quelques minutes plus tard seulement, ils arrivent devant une petite maison dans un lotissement. Ils sortent et Nicolas prend la main de son amant qui lui jette un regard d’incompréhension. Il regarde successivement son compagnon et la maison vers laquelle il l’entraîne. Il le regarde insérer une clé dans la serrure, l’inviter à entrer, fermer la porte derrière lui, se débarrasser de son manteau, s’approcher de lui, l’enlacer et lui dire tendrement :

- Bienvenue chez toi mon amour.

Ludovic se dégage et regarde autour de lui, puis reviens sur son amant qui est entrer dans une petite cuisine et lui tend un verre plein de champagne.

- Tu… je… mais… tout à l’heure tu ?

- Oui, tout à l’heure c’est là que j’était. J’ai apporter le champagne, les verres, installé le repas et j’ai même fait monter un lit, sourit Nicolas devant l’air confus du roux.

Alors, tous les deux, main dans la main, visitent la maison qui comprend deux chambres, une cuisine, une salle à manger, un bureau et une salle de bain. Et dans la salle à manger les attend une table dressée au milieu de la pièce vide de tout meuble. Sur la table est posé une bougie qui diffuse une lumière tamisée et romantique. E brun fait s’asseoir son amant et va dans la cuisine chercher à manger. Ils dînent tous les deux en se mangeant des yeux. Le roux, revenu de sa surprise semble enchanté par la maisonnette et abreuve son compagnon de compliments. Celui-ci l’écoute distraitement, heureux de le voir dans cet état. Il dévore des yeux la silhouette parfaite de son amant et Ludovic fait de même, remarquant qu’une lueur de désir et d’amour s’est allumée dans les prunelles noisettes du brun. Une fois le dîner terminé, Nicolas se lève, contourne la table et tend la main à Ludovic. Celui-ci l’attrape et se retrouve contre le torse chaud du brun. Il relève la tête et embrasse furtivement les lèvres purpurines qui lui font faces.

- Tu ne m’a pas dit que t’avais fait installer un lit ? lui murmure-t-il l’oreille d’une voix

suave et sensuelle qui donne la chair de poule à son homme. Le brun l’emmène alors vers leur chambre et l’allonge sur le lit. Il s’assoit à califourchon sur ses hanches et se penche vers lui pour l’embrasser avec passion. Le roux se cambre sous lui pour rechercher un contact plus grand et leur baiser devient encore plus ardent. Ils roulent sur le lit sans cesser de s’embrasser, les yeux grand ouverts. Nicolas retire les vêtements de son amant avec douceur alors que celui-ci se bat en vain avec les boutons de la chemise du brun, les mains tremblantes d’excitation et d’anticipation. Quand enfin, ils se retrouvent nus l’un contre l’autre, ils se regardent dans les yeux, le souffle court. Puis, Nicolas fait descendre ses mains le long du corps brûlant de son amant et le caresse avec application, le faisant gémir de plaisir. Ludovic se tortille sous lui et embrasse, lèche, caresse tout ce qu’il peut atteindre du brun. Celui-ci a perdu son air froid et distant par une attitude de plaisir extrême et de douceur intense. Il recherche avant tout le confort de son partenaire et retient son souffle lorsqu’il entre en lui après de multiples préliminaires. Il voit les yeux azurs se remplir de larmes et suspend son geste, l’embrassant avec amour. Il ne recommence sa pénétration que quand le roux commence à remuer ses hanches et à gémir. Alors commence leur danse sensuelle et sexuelle. Les deux corps se fondent l’un dans l’autre dans une fusion amoureuse. Ils se séparent et s’embrassent tant et si bien qu’il devient impossible pour les deux amoureux de penser à autre chose qu’à l’autre, son plaisir, son amour. Ils s’embrassent à perdre haleine, et finissent par jouir ensemble, dans un mouvement commun. Dans un soupir, ils retombent sur le matelas. Ils se font face et Nicolas passe tendrement sa main dans les cheveux de Ludovic, lui caressant la joue. Il dépose un léger baiser sur son front et lui murmure, alors qu’il sent le sommeil pointer son nez :

- Joyeuse Saint Valentin, mon cœur.

Ils se sourient, s’embrasse une dernière fois puis s’endorment, étroitement enlacés, alors que les rayons de l’aube commencent à éclaircir le ciel, éclairant les amoureux d’une lueur complice.

 

Une nuit sans lune décembre 11, 2008

Classé dans : One Shots — leyandme @ 19:06

Sans doute mon écrit préféré ^^

(Lire la suite…)